"Nous avons décidé de nous retirer et de ne pas participer à ce gouvernement", a déclaré à l'AFP Khalil Zaouia, membre du bureau politique du parti, à l'issue d'une réunion.
"Nous demandons de nouvelles négociations pour la formation d'un nouveau gouvernement", a-t-il ajouté.
Le FDTL qui faisait partie de l'opposition légale au régime du président déchu Zine El Abidine Ben Ali, avait annoncé mardi qu'il suspendait sa participation au gouvernement d'union nationale formé la veille, déjà affaibli par le départ de trois ministres issus de la centrale syndicale UGTT.
L'Union générale des travailleurs tunisiens (UGTT) et des personnalités politiques indépendantes appuyées par des manifestants dénoncent la composition du nouveau gouvernement formé lundi, où ont été reconduits à des postes clés huit membres de l'équipe sortante de l'ex-dictateur.
"La composition du gouvernement ne donne pas le message clair qu'attendait le peuple, qui a perdu de nombreux martyrs, il n'y a pas eu de rupture totale avec le passé, nous le regrettons", a déclaré à l'AFP Mustapha Ben Jaafar, dirigeant du Forum, qui devait être ministre de la Santé dans le nouveau gouvernement.
"Nous restons déterminés à accompagner le processus de démocratisation du système politique et préparé le pays à des élections libres et transparentes", a-t-il assuré.
La décision de ne pas participer au gouvernement a été prise "en coordination" avec l'UGTT, puissante centrale syndicale tunisienne qui a joué un grand rôle dans les manifestations ayant provoqué la chute du président Zine El Abidine Ben Ali, a précisé le Forum dans un communiqué.
"Le Forum démocratique considère que les décisions et les initiatives prises, en dépit du fait qu'elle constituent un pas positif, ne sont pas suffisantes pour envoyer un message clair au peuple et ne comportent pas une rupture totale avec le passé et un système politique qui été rejeté par le pays", a affirmé le Forum.
Le FDLT s'est aussi engagé à continuer à participer aux travaux des commissions chargées de la réforme politique, de l'enquête sur la répression sanglante de la "révolution de jasmin" et sur la corruption.


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