"Les élections ont été entachées de fraudes, nous avons des preuves de l'utilisation de dizaines de milliers de cartes d'identité truquées lors du processus électoral", en novembre dernier, a affirmé le secrétaire général du FAI, Hamzeh Mansour.
M. Mansour, dont les propos sont rapportés par le site internet du FAI, a demandé "la chute du gouvernement" de Samir Rifaï et la "formation d'un gouvernement transitoire, dirigé par une personnalité nationale, intègre, qui jouit de la confiance du peuple".
Selon le FAI, ce "gouvernement transitoire devra organiser de nouvelles élections législatives, sur la base d'une loi démocratique qui exprime la volonté du peuple".
Les islamistes ont boycotté les élections pour protester contre la loi électorale sur la base d'un système uninominal, qu'ils estiment à leur désavantage.
Dès la formation de la nouvelle Chambre, le roi Abdallah II a demandé au Parlement de réviser la loi électorale.
M. Mansour a violemment critiqué "la propagation de la corruption" en Jordanie, soulignant que "la poursuite de ce phénomène constitue une menace dangereuse (...) qui ouvre la voie à plus de pauvreté et de violence sociale".
Quelque 25% des Jordaniens vivent sous le seuil de la pauvreté, selon une étude du Conseil économique et social jordanien.
Vendredi, des milliers de personnes avaient manifesté dans le calme dans plusieurs villes du royaume pour dénoncer l'inflation, le chômage et réclamer la chute du gouvernement, en dépit du déblocage par ce dernier de 120 millions de dinars (169 millions de dollars) pour faire baisser les prix et créer des emplois.

