"Il a atteint 60% et a même été dépassé", a déclaré à l'AFP la porte-parole de la commission, Souad Ibrahim, en réponse à une question sur le taux de participation des Sud-Soudanais au scrutin.
"Et il reste trois jours de vote", a-t-elle ajouté, laissant entendre que le taux de participation allait être encore plus élevé.
Le référendum est donc d'ores et déjà considéré comme valide, la loi référendaire stipulant qu'au moins 60% des électeurs inscrits doivent voter.
Un peu plus tôt, l'ex-président américain Jimmy Carter, dont la fondation observe le processus électoral, a affirmé lors d'une conférence de presse à Juba, la capitale du Sud-Soudan, que le quorum avait été atteint.
"Ce critère a déjà été atteint, aussi n'y a-t-il pas de doute sur la légitimité de l'élection en ce qui concerne le nombre d'électeurs", a-t-il déclaré.
"Je pense qu'il respectera les critères internationaux à la fois sur la manière dont le vote a été mené et sur la liberté des électeurs", a-t-il ajouté, disant s'attendre à ce que la situation soit la même lors du décompte des bulletins.
Les ex-rebelles du Mouvement populaire pour la libération du Soudan (SPLM), à la tête du gouvernement semi-autonome du Sud, avaient déjà annoncé mercredi que le quorum avait été atteint, citant leurs propres estimations et la grande affluence des électeurs.
Les Sud-Soudanais se prononcent depuis le 9 janvier et jusqu'au 15 sur le maintien de l'unité avec le reste du Soudan ou la séparation, lors d'un référendum prévu par l'accord de paix ayant mis fin en 2005 à plus de deux décennies de guerre civile entre Nord et Sud.
Environ quatre millions d'électeurs sont inscrits sur les listes pour ce scrutin qui devrait mener à la partition du plus vaste pays d'Afrique entre le Nord, musulman et en grande partie arabe, et le Sud, afro-chrétien.
Les Sud-Soudanais ont voté en masse au cours des quatre premiers jours du vote, certains faisant même la queue dès l'aube pour être sûrs de pouvoir mettre leur bulletin dans l'urne.
Le SPLM plaide désormais "pour une participation de 100%", a indiqué mercredi sa vice-secrétaire générale, Anne Itto.
A Juba, capitale du Sud-Soudan, des camions équipés de haut-parleurs sillonnaient les rues pour exhorter les Sud-Soudanais à voter. "Il ne reste plus que trois jours, la liberté ne peut pas attendre", appelaient-ils.
Des résultats partiels sont attendus fin janvier, les définitifs le 14 février au plus tard.

