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Coptes: le Vatican d'accord avec l'Egypte pour "éviter l'escalade"

Le Vatican a déclaré mardi "partager pleinement" la volonté du gouvernement égyptien d'"éviter l'escalade" de tensions d'ordre religieux, après l'annonce par l'Egypte du rappel pour consultations de son ambassadeur auprès du Saint-Siège.
Le Vatican "partage pleinement la préoccupation du gouvernement (égyptien) d'+éviter l'escalade des accrochages et des tensions pour motifs religieux+ et apprécie les efforts qu'il fait dans ce sens", a déclaré le ministre des Affaires étrangères du Saint-Siège, Mgr Dominique Mamberti, qui a reçu l'ambassadeur rappelé.
Mgr Mamberti, cité dans un communiqué du Vatican, a également souligné que le Saint-Siège "partage l'émotion de tout le peuple égyptien, frappé par l'attentat d'Alexandrie", qui a fait 21 morts dans la nuit du Nouvel An devant une église copte orthodoxe.
De son côté, l'ambassadeur, Mme Lamia Aly Hamada Mekhemar, qui "se rendra au Caire pour des consultations au ministère des Affaires étrangères", a "exprimé les préoccupations de son gouvernement en ce moment difficile", a ajouté le Vatican.
Mme Mekhemar "a pu recevoir les informations et recueillir les éléments utiles pour rendre compte correctement des récentes interventions du pape, en particulier sur la liberté religieuse et la protection des chrétiens au Moyen-Orient", a-t-il précisé.
Le Caire a rappelé mardi pour consultations son ambassadeur, reprochant au pape Benoît XVI d'avoir réclamé la protection des chrétiens d'Orient après l'attentat contre l'église copte d'Alexandrie, des propos considérés comme une "ingérence inacceptable".
Ce geste de désapprobation fait suite à une déclaration du pape qui avait souligné lundi l'"urgente nécessité" pour les gouvernements du Moyen-Orient d'adopter, "malgré les difficultés et les menaces, des mesures efficaces pour la protection des minorités religieuses".
Benoît XVI, qui présentait ses voeux au corps diplomatique, s'était aussi déclaré favorable à des démarches en vue d'une "réponse concertée de l'Union européenne afin que les chrétiens soient défendus au Moyen-Orient".
Le ministère égyptien des Affaires étrangères a rétorqué mardi que "la question copte est spécifiquement une question intérieure égyptienne".
"L'Egypte ne permettra à aucune partie non égyptienne d'interférer dans ses affaires intérieures sous quelque prétexte que ce soit", a ajouté le ministère dans un communiqué.
Le Caire a indiqué que son chef de la diplomatie Ahmed Aboul Gheit était déjà intervenu ces derniers jours auprès du Vatican pour récuser "toute démarche" étrangère qui s'appuierait sur l'attentat d'Alexandrie pour "promouvoir ce qu'on appelle la protection des chrétiens du Moyen-Orient".
Le pape qui a condamné à plusieurs reprises l'attentat d'Alexandrie, avait déjà demandé le 1er janvier aux dirigeants du monde de défendre les chrétiens contre les abus et l'intolérance.
Ces propos avaient dès le lendemain été qualifié "d'ingérence" par le grand imam de l'institution sunnite égyptienne d'Al-Azhar, Ahmed al-Tayyeb, ce que le Vatican avait récusé.
Les Coptes égyptiens, pour la plupart orthodoxes, représentent 6 à 10% des quelque 80 millions d'Egyptiens.
Le Vatican a déclaré mardi "partager pleinement" la volonté du gouvernement égyptien d'"éviter l'escalade" de tensions d'ordre religieux, après l'annonce par l'Egypte du rappel pour consultations de son ambassadeur auprès du Saint-Siège.Le Vatican "partage pleinement la préoccupation du gouvernement (égyptien) d'+éviter l'escalade des accrochages et des tensions pour motifs religieux+ et apprécie les efforts qu'il fait dans ce sens", a déclaré le ministre des Affaires étrangères du Saint-Siège, Mgr Dominique Mamberti, qui a reçu l'ambassadeur rappelé.Mgr Mamberti, cité dans un communiqué du Vatican, a également souligné que le Saint-Siège "partage l'émotion de tout le peuple égyptien, frappé par l'attentat d'Alexandrie", qui a fait 21 morts dans la nuit du Nouvel An devant une église copte orthodoxe.De son...