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La France n'a "pas changé de stratégie" contre le terrorisme (Fillon)

Le Premier ministre François Fillon a déclaré mardi que la France n'avait "pas changé de stratégie" dans sa lutte contre le terrorisme, avec sa décision de participer à une opération militaire pour tenter de libérer deux Français enlevés vendredi à Niamey et retrouvés morts.
"Nous n'avons pas changé de stratégie et la France se refuse à rentrer dans une logique binaire. A chaque prise d'otage, nous étudions les possibilités de monter une opération de sauvetage", a déclaré François Fillon devant les députés à l'Assemblée nationale.
Le Premier ministre répondait à une question du député socialiste François Loncle, qui a notamment rappelé le précédent de l'enlèvement de Michel Germaneau, tué en juillet 2010 par ses ravisseurs d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), alors que la France avait décidé d'une opération conjointe avec la Mauritanie pour tenter d'obtenir sa libération.
A l'inverse, un otage français enlevé au Mali, Pierre Camatte, avait été relâché fin février par Aqmi qui avait obtenu la remise en liberté de quatre islamistes détenus au Mali.
"Pour nous, il ne peut pas y avoir une attitude de principe seulement. Bien sûr, nous défendons les valeurs qui sont les nôtres et nous refusons le chantage des terroristes. Mais en même temps, nous sommes attachés à la vie de nos concitoyens et chaque fois que cela est nécessaire, nous engageons des discussions pour assurer leur sécurité", a-t-il poursuivi.
Les forces françaises ont participé, à la demande du Niger selon Paris, à une opération conjointe pour tenter de libérer les deux otages avant que les ravisseurs ne parviennent à rejoindre leur sanctuaire au Mali.
"Trente militaires français héliportés, parachutés, sont entrés en contact avec cette colonne. Il y a eu des combats extrêmement violents et, à l'issue de ces combats qui ont été très brefs, les ravisseurs ont été neutralisés", a expliqué François Fillon, qui a rappelé que "quatre ravisseurs" ont été tués, et deux faits prisonniers..
Mais les deux jeunes Français ont été tués "froidement" par les preneurs d'otages lors de cette opération, selon le gouvernement français.
La France accuse Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) d'être responsable de cet enlèvement, qui n'a pas encore été revendiqué.
Interrogé sur "le niveau de coopération, de coordination avec les pays concernés" par les activités de la branche maghrébine d'Al-Qaïda, François Fillon a affirmé qu'il fallait "les aider à consolider l'Etat de droit".
"Si les forces terroristes gagnent du terrain au Sahel alors c'est la souveraineté même (...) de ces Etats qui est menacée. Avec l'Union européenne, nous avons entrepris une démarche commune pour augmenter notre effort en matière de développement et de sécurité" à leur égard, a-t-il noté.
L'Assemblée avait au préalable respecté une minute de silence en mémoire notamment des deux victimes françaises.
Le Premier ministre François Fillon a déclaré mardi que la France n'avait "pas changé de stratégie" dans sa lutte contre le terrorisme, avec sa décision de participer à une opération militaire pour tenter de libérer deux Français enlevés vendredi à Niamey et retrouvés morts."Nous n'avons pas changé de stratégie et la France se refuse à rentrer dans une logique binaire. A chaque prise d'otage, nous étudions les possibilités de monter une opération de sauvetage", a déclaré François Fillon devant les députés à l'Assemblée nationale.Le Premier ministre répondait à une question du député socialiste François Loncle, qui a notamment rappelé le précédent de l'enlèvement de Michel Germaneau, tué en juillet 2010 par ses ravisseurs d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), alors que la France avait décidé d'une...