"L'analyse la plus récente est que les sanctions ont fait effet", a déclaré Mme Clinton devant des étudiants lors d'une émission qui doit être diffusée sur la chaîne arabe MBC.
"Elles ont rendu bien plus difficile pour l'Iran la réalisation de ses ambitions nucléaires. L'Iran a des problèmes technologiques qui ont ralenti son calendrier", a-t-elle ajouté.
"Nous constatons donc certains problèmes en Iran. Mais la vraie question est maintenant de savoir comment nous allons convaincre l'Iran que les armes nucléaires ne le mettront pas plus en sécurité et ne le rendront pas plus fort, mais tout juste le contraire", a-t-elle expliqué.
Jusqu'à présent, la chef de la diplomatie américaine avait assuré que l'Iran souffrait des sanctions sur le plan économique, sans pour autant affirmer que le programme nucléaire était effectivement atteint.
Fin décembre, le ministre israélien des Affaires stratégiques, Moshé Yaalon, avait déclaré que le programme nucléaire iranien avait pris plusieurs années de retard en raison de récentes "difficultés".
A son arrivée dimanche à Abou Dhabi, Mme Clinton a néanmoins appelé les pays de la région à rester "aussi concentrés que possible" et à "tout faire" pour permettre l'application des sanctions contre l'Iran, sans se laisser induire "en erreur par les services de renseignement de qui que ce soit".
Mme Clinton est en tournée pour cinq jours aux Emirats arabes unis, au sultanat d'Oman et au Qatar, en quête non seulement de progrès concernant les sanctions contre l'Iran, mais également d'un soutien plus ferme au nouveau gouvernement irakien.

