Ces prises de positions sont intervenues alors qu'un comité interministériel était réuni samedi pour tenter de juguler l'augmentation des prix des denrées de base.
Le Front de libération nationale (FLN, au pouvoir) a appelé "à la mise en oeuvre de mesures concrètes pour contrer la flambée des prix et protéger le pouvoir d'achat" des Algériens, dans un communiqué transmis samedi à l'AFP.
"Un contrôle doit être imposé sur les prix. La spéculation et le monopole doivent être combattus", a ajouté le FLN qui a condamné "le vol et le pillage" des infrastructures publique et des bien privés.
Le Mouvement de la Société pour la Paix (MSP, islamique), membre avec le FLN d'une coalition gouvernementale, a plaidé pour "le plafonnement des prix" des produits de base pour "atténuer les tensions sociales".
La secrétaire générale du Parti des travailleurs (PT, troskyste), Louisa Hanoune, a de son côté appelé le gouvernement à "ouvrir la porte du dialogue autour de toutes les mesures pouvant être prises afin d'améliorer les conditions socioprofessionnelles" des Algériens.
Le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD, opposition) a estimé que les manifestations de jeunes "décrites, à juste titre, comme la conséquence d'une inflation débridée, connaissent aussi des raisons plus profondes".
"On ne peut pas fermer tous les espaces d'expression à l'opposition et se désoler que la rue s'impose comme le lieu de révélation de la problématique sociale", a précisé à l'AFP le président du RCD, Saïd Sadi.
"Je suis député d'Alger et président d'un parti politique, cela fait plus de six ans que je n'ai pas pu m'exprimer à la télévision et à la radio, en dehors des campagnes électorales", a-t-il ajouté.

