Ces personnes étaient les dernières encore détenues parmi 154 manifestants arrêtés lors de la manifestation le 24 novembre durant laquelle deux Coptes avaient été tués.
Leur remise en liberté, qui ne suspend toutefois pas l'enquête judiciaire, survient quelques jours après l'attentat du 1er janvier contre une église d'Alexandrie (nord), qui a fait 21 morts et provoqué une vague de colère et de manifestations dans la communauté copte, qui représente 6 à 10% des quelque 80 millions d'Egyptiens.
Les arrestations avaient suivi une manifestation de chrétiens coptes qui protestaient contre l'arrêt du chantier d'une église dans un quartier du sud-ouest du Caire. Les Coptes dénoncent régulièrement une législation beaucoup plus restrictive pour la construction d'églises que pour celle de mosquées.
L'agence officielle Mena affirme que la remise en liberté des manifestants répond à une demande de leurs avocats, sans plus de précisions.
Ces libérations surviennent toutefois alors que les autorités égyptiennes multiplient les appels au calme en direction de la population copte après l'attentat lors de la messe du Nouvel an.
Le procureur général égyptien Abdel-Meguid Mahmoud, qui a pris cette décision, devait se rendre dans la journée de mercredi à Alexandrie dans le cadre de l'enquête sur cet attentat qui n'a pas été revendiqué.
Les autorités égyptiennes mettent en cause un kamikaze qui pourrait être lié à la mouvance d'el-Qaëda, dont la branche irakienne avait formulé des menaces contre les chrétiens d'Egypte il y a deux mois.
Des enquêteurs ont indiqué mardi avoir retrouvé sur les lieux de l'attentat un tête qui pourrait appartenir au kamikaze, et aider ainsi à son identification.

