Alicia avec sa mère, Betty Sams, née Hamadé et originaire de Baakline.
« Au départ, je pressentais que la carrière de ce jeune sénateur était un bon sujet à traiter car il suscitait de l'intérêt chez le public, mais je ne pensais pas qu'il allait effectuer une telle ascension si rapidement. Nous en avons eu la certitude en le voyant mener et remporter la primaire de l'Iowa. »
À partir de ce moment, elle et sa collègue ont su qu'elles avaient la bonne substance pour leur documentaire qui mène le plus souvent le public derrière la scène. Ainsi, Obama disant après l'Iowa : « C'est comme si je venais de faire un match de boxe ! » À la question de savoir s'il était soulagé après sa nomination comme candidat du Parti démocrate, il répond, en grand fan du basket-ball : « Il ne faut pas couper le filet prématurément. » Un autre moment fort du film : l'émotion de toute son équipe après sa victoire, notamment Michelle Obama disant à l'un des plus proches collaborateurs, David Axelrod : « Ne commence pas à pleurer ! »
Ce film, produit par Edward Norton, a été diffusé sur le petit écran moins d'un mois après que le président Obama eut obtenu le prix Nobel de la paix
Réalisatrice d'« Amreeka »
Alicia Sams n'en est pas à sa première réussite. En 2009, elle avait produit Amreeka, lancé en 2009 au Festival du cinéma indépendant de Sundance et primé à Cannes. Ce film relate la difficile réalisation du rêve américain pour une mère palestinienne et son fils. Bien qu'étant complètement immergée dans l'Amérique, sa culture, ses us et coutumes, Alicia Sams (deuxième génération d'émigrés libanais), se dit portée vers les résurgences identitaires. Son père James Sams (américanisation d'Abou-Sleiman), né aux USA et originaire de Baakline, était un avocat de renom qui a également participé de près à renforcer le dialogue entre les États-Unis et le Moyen-Orient. Sa mère Betty (née Hamadé et originaire de Baakline) continue à être pleinement impliquée dans la vie culturelle washingtonienne. À l'exemple de ses parents, Alicia, complètement intégrée au tissu social américain de par sa vie et aussi de par son mariage avec un Américain, aime néanmoins creuser l'incidence des différents backgrounds sur le melting-pot. Elle se prépare à filmer une série pour la chaîne culturelle PBS de Detroit sur les Américains d'origine arabe. Également à son agenda, un portrait de Maysoun Zayid, comédienne d'origine palestinienne et fondatrice du festival arabo-américain de comédies. Entre-temps, elle ne perd pas de vue le panorama US, toujours susceptible de produire des phénomènes qui feront histoire.

