La cérémonie était prévue mardi dans la localité arabe israélienne d'Isfiya, très touchée par l'incendie qui a fait 43 morts et ravagé des millions d'arbres et des dizaines de maisons entre le 2 et le 5 décembre.
Sept des pompiers palestiniens invités ont obtenu l'autorisation nécessaire, qui a été refusée à cinq autres, parmi lesquels le responsable de la défense civile palestinienne, Ahmed Rizik.
"Nous ne savons pas pourquoi nous avons été autorisés à entrer (en Israël) pour combattre le feu pendant quatre jours et maintenant on nous interdit d'entrer. Ce n'est ni logique ni humanitaire", a déclaré Loay Odeh, un porte-parole des pompiers palestiniens.
L'armée israélienne a évoqué une "erreur technique" et assuré que les laissez-passer étaient désormais prêts.
"C'est un exemple grossier de l'attitude des autorités d'occupation. Ces pompiers palestiniens ont risqué leur peau pour sauver des vies (israéliennes)", s'est insurgé à la radio publique le député arabe israélien Ahmed Tibi, à l'initiative de la cérémonie qui a finalement été annulée.
Ahmed Rizik, interdit d'entrer mardi, faisait pourtant partie des quelque 300 pompiers et experts internationaux invités à la résidence du président israélien Shimon Peres quelques jours après l'incendie.
Depuis le début de la seconde Intifada en septembre 2000, la plupart des Palestiniens de Cisjordanie ne sont plus autorisés à se rendre en Israël.

