La Corée du Nord avait alors fait visiter à un expert américain le site nucléaire de Yongbyon, une vaste usine d'enrichissement d'uranium dotée de plus de 1.000 centrifugeuses.
Séoul et Washington pensent qu'il y a peut-être trois ou quatre autres sites d'enrichissement de l'uranium sur le sold nord-coréen, affirme mardi le journal Chosun Ilbo, qui cite des sources sud-coréennes des services secrets.
"Il s'agit d'un article fondé sur des renseignements des services secrets et je veux juste dire que nous suivons le dossier depuis un bon moment", a déclaré le ministre des Affaires étrangères, Kim Sung-Hwan.
"Il est selon moi très probable qu'une autre usine d'enrichissement d'uranium existe dans ce pays, dans le secret", a-t-il indiqué dans le magazine américain Foreign Affairs.
Le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, s'était dit lundi "profondément préoccupé" par les capacités industrielles d'enrichissement d'uranium de la Corée du Nord et a appelé à la reprise des pourparlers à six sur le dossier du nucléaire nord-coréen.
Au cours d'une rencontre avec son homologue nord-coréen, Pak Ui-Chun, en visite de travail à Moscou, "M. Lavrov a exprimé sa profonde préoccupation au sujet des informations sur les capacités industrielles d'enrichissement d'uranium à Yongbyon", selon le ministère russe des Affaires étrangères.
Si le site de Yongbyon ne semble pas conçu pour un usage militaire, l'enrichissement de l'uranium peut cependant être facilement porté à un taux suffisant pour fabriquer des armes nucléaires, avait rappelé en novembre le scientifique américain qui l'a visité, Siegfried Hecker.

