Les discussions entre les ministres russe et nord-coréen, prévues pour durer jusqu'à mercredi, ont commencé lundi matin, a rapporté l'agence, qui avait publié vendredi une interview de Pak Ui-Chun dans laquelle celui-ci annonçait son voyage.
"Le dialogue actif avec les principales parties en présence vise à éviter une escalade de la confrontation et à chercher des moyens d'améliorer la situation dans la région", a indiqué le ministère russe, cité par Interfax.
Le ministère russe des Affaires étrangères n'a par ailleurs diffusé aucune précision sur ces consultations.
Le vice-ministre sud-coréen des Affaires étrangères Wi Sung-lac, représentant spécial de Séoul pour les négociations de paix dans la péninsule et les affaires de sécurité, doit se rendre lui aussi à Moscou cette semaine, selon l'agence.
Quant au représentant russe pour la question coréenne, Grigori Logvinov, il doit se rendre à Washington, selon la même source.
Le ministre nord-coréen a déclaré vendredi qu'il évoquerait avec son homologue russe "les problèmes internationaux d'importance majeure" au cours de sa visite à Moscou du 12 au 15 décembre.
Moscou, qui entretient depuis l'époque soviétique, tout comme Pékin, des relations avec le régime de Pyongyang, cherche à apaiser les tensions après les bombardements nord-coréens sur l'île sud-coréenne de Yeonpyeong le 23 novembre.
La Russie est en outre l'un des six pays pays impliqués dans les négociations (les deux Corées, Chine, Russie, Japon, Etats-Unis) sur le programme nucléaire nord-coréen qui sont dans l'impasse.
Fin novembre la Chine a proposé de tenir une réunion d'urgence à six. Mais cette idée a été fraîchement accueillie par Washington, Séoul et Tokyo et Moscou n'a pas pris position.

