"Des progrès urgents sont requis en vue d'une solution à deux Etats au conflit israélo-palestinien", souligne un projet de déclaration encore susceptible d'être modifié, dont l'AFP a obtenu copie.
Il doit être adopté lundi par les ministres européens des Affaires étrangères lors d'une réunion à Bruxelles.
Le document réitère le caractère "illégal" aux yeux des Européens des colonies israéliennes dans les territoires occupés, ainsi que leur position concernant Israël, qui doit devenir, à l'issue de négociations, "la future capitale de deux Etats".
"La légitimité de l'Etat d'Israël et le droit des Palestiniens à un Etat ne doivent jamais être remis en cause", ajoute le projet.
Ce document doit être adopté alors que les pourparlers de paix israélo-palestiniens se sont enlisés après l'échec cette semaine d'une tentative américaine d'obtenir d'Israël un gel de la colonisation en vue de relancer les négociations directes.
Dans une lettre adressée le 2 décembre à la chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton, 26 anciens responsables européens, dont son prédécesseur Javier Solana, ainsi que sept anciens premiers ministres, trois ex-présidents et sept anciens ministres des Affaires étrangères appellent à aller beaucoup plus loin, face à l'impasse actuelle.
Ils demandant que l'Europe sanctionne Israël pour la poursuite de la colonisation.
Ils réclament notamment de fixer un ultimatum à Israël à avril 2011, faute de quoi ils préconisent de mettre un terme aux négociations actuellement conduites par les Américains et d'en référer "à la communauté internationale", c'est-à-dire aux Nations unies.
Initiée par l'ex-commissaire aux Relations extérieures Chris Patten et l'ancien ministre français des Affaires étrangères Hubert Védrine, la lettre est notamment signée par l'ex-chancelier allemand Helmut Schmidt et l'ancien président de la commission européenne, l'Italien Romano Prodi.

