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Otan-UE: la Turquie insatisfaite des concessions de l'UE (source française)

La Turquie a jugé insuffisantes les diverses concessions auxquelles l'Union européenne était prête pour permettre la normalisation des relations Otan-UE, a-t-on appris de source diplomatique française.
"Le seul problème est que la Turquie refuse ce paquet", a-t-on indiqué de source diplomatique française, à l'issue d'une rencontre entre M. Rasmussen et les ministres de la Défense de l'UE.
Les pays de l'UE étaient d'accord pour suivre le secrétaire général de l'Otan Anders Fogh Rasmussen, qui avait demandé une série de gestes de leur part pour apaiser Ankara, a-t-on ajouté en substance de même source.
En mai dernier, M. Rasmussen avait plaidé pour que l'UE :
--inclue les pays comme la Turquie qui n'en sont pas membres dans les délibérations sur ses opérations extérieures, en particulier en Bosnie où le contingent turc est le deuxième en importance;
--passe un "accord de sécurité" avec la Turquie;
--accorde à la Turquie le même statut d'invité que la Norvège --autre pays de l'Otan non membre de l'UE-- auprès de l'Agence européenne de défense (AED).
Tout cela, escomptait M. Rasmussen, sans qu'il soit besoin de lever deux préalables ultra-sensibles: la reconnaissance officielle de Chypre par la Turquie et l'adhésion de celle-ci à l'UE.
Refusant de parler de blocage, M. Rasmussen a indiqué jeudi qu'il avait répété aux pays de l'UE ses "propositions pour pouvoir aller de l'avant" dans ce dossier.
Il faut d'une part "conclure un accord de sécurité avec la Turquie et lui donner une place dans l'Agence européenne de défense (AED)" et de l'autre "mettre l'accent sur le fait que la coopération doit impliquer tous les pays de l'Otan et de l'UE", et donc n'en exclure aucun, a-t-il expliqué.
M. Rasmussen a reconnu que le "problème de fond, c'est-à-dire la division de Chypre et la querelle correspondante, persiste".
La Turquie n'étant pas membre de l'UE et Chypre de l'Otan, le différend a paralysé toutes les tentatives menées jusqu'à présent pour que les rapports entre les deux organisations n'en pâtissent pas.
Aujourd'hui, par exemple, l'UE et l'Otan sont empêchées d'échanger des informations sensibles alors qu'elles mènent des opérations côte-à-côte exigeant une parfaite coordination.
M. Rasmussen a néanmoins estimé qu'un "pas en avant" avait été fait à l'occasion du sommet de l'Otan, qui a fixé le 20 novembre à Lisbonne un "cadre politique" aux futurs rapports de coopération entre les deux organisations.
Les dirigeants de l'Otan ont reconnu le rôle de l'UE comme partenaire privilégié dans les opérations de stabilisation.
Mais, a souligné M. Rasmussen, "nous avons besoin de mesures concrètes" pour surmonter ce problème turco-chypriote, qui empêche l'Otan et l'UE d'avoir des relations normales et formelles.
La Turquie a jugé insuffisantes les diverses concessions auxquelles l'Union européenne était prête pour permettre la normalisation des relations Otan-UE, a-t-on appris de source diplomatique française."Le seul problème est que la Turquie refuse ce paquet", a-t-on indiqué de source diplomatique française, à l'issue d'une rencontre entre M. Rasmussen et les ministres de la Défense de l'UE.Les pays de l'UE étaient d'accord pour suivre le secrétaire général de l'Otan Anders Fogh Rasmussen, qui avait demandé une série de gestes de leur part pour apaiser Ankara, a-t-on ajouté en substance de même source.En mai dernier, M. Rasmussen avait plaidé pour que l'UE :--inclue les pays comme la Turquie qui n'en sont pas...