"La combinaison des lois restrictives, de l'intimidation et des arrestations arbitraires fait qu'il est extrêmement difficile pour les citoyens de choisir librement les personnes qu'ils veulent pour les représenter au Parlement", a affirmé Joe Stork, le vice-directeur du département Moyen-Orient/Afrique du nord à HRW.
"La répression par le gouvernement fait que des élections libres et justes sont extrêmement improbables ce week-end", a-t-il ajouté.
Les Frères musulmans, la principale force d'opposition du pays, ont fait état d'au moins 1200 arrestations dans leurs rangs depuis l'annonce de leur participation au scrutin.
"Le moment choisi pour ces arrestations et le blocage d'évènements de campagne disent clairement que le but de ces arrestations est d'empêcher l'opposition politique de mener vraiment campagne", a estimé HRW.
L'ONG basée à New York critique en outre le fait que les autorités n'ont toujours pas, à quelques jours du scrutin, délivré les permis nécessaires à des associations de la société civile censées surveiller les élections.
"Quatre jours avant les élections, 123 organisations faisant partie de deux des principales coalitions d'observation doivent toujours recevoir ne serait-ce qu'un des 2.229 permis qu'elles ont demandés", a dit M. Stork.
Le gouvernement refuse catégoriquement la présence d'observateurs étrangers et fait valoir que la supervision par des ONG locales est suffisante pour garantir la régularité du scrutin.
Plusieurs ONG ont toutefois menacé de boycotter cette mission en raison d'entraves bureaucratiques à leur travail.


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