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Les équipements nucléaires de l'Iran, dépassés et vunérables (experts)

L'arrêt temporaire de l'enrichissement d'uranium par l'Iran en novembre, révélé mardi par l'Agence international de l'énergie atomique, met en lumière la vulnérabilité des installations de Téhéran, à la technologie dépassée, estiment mercredi des experts.
La nouvelle d'un arrêt d'au moins une journée a relancé les spéculations faisant état d'un virus informatique, "Stuxnet", qui aurait ralenti ces activités d'enrichissement, ce que Téhéran a de nouveau démenti mardi.
"C'est certainement faisable", estime néanmoins Mark Hibbs, associé de la fondation Carnegie pour la paix internationale. "Les centrifugeuses sont des machines très sensibles et si vous perturbez l'une d'entre elles, vous pouvez provoquer des problèmes sur de nombreuses autres", souligne-t-il.
Pour les experts interrogés par l'AFP, les équipements d'enrichissement d'uranium de l'Iran sont de toute façon intrinsinquement dépassés, ce qui les rend plus vulnérables à une attaque de virus informatique.
La plupart des centrifugeuses (P-1 ou IR-1) sont construites sur des modèles datant des années 1970, rapellent-ils. "Il est très probable que l'arrêt soit lié à des efforts visant à maîtriser des problèmes techniques chroniques", juge Mark Fitzpatrick de l'institut international d'études stratégiques.
Selon le rapport de l'AIEA, il y a 8.426 centrifugeuses du type IR-1 à Natanz actuellement, 430 de moins d'en août, et un peu plus de la moitié (4.816) est alimentée avec des substances nucléaires.
L'agence onusienne a révélé dans un rapport consulté par l'AFP qu'aucune centrifugeuse servant à produire de l'uranium enrichi n'avait été alimentée à la centrale de Natanz (centre de l'Iran) au moins pendant une journée au cours du mois de novembre, sans s'avancer sur les raisons de cette mise à l'arrêt.
La plupart des installations de Natanz sont utilisées afin de produire de l'uranium faiblement enrichi pour le combustible nucléaire. Téhéran développe aussi dans un petit centre pilote du site de l'uranium enrichi à 20% -destiné selon le régime islamiste à produire des radio-isotopes pour la recherche médicale- qui n'aurait pas été affecté par l'arrêt, selon l'AIEA.
L'arrêt temporaire de l'enrichissement d'uranium par l'Iran en novembre, révélé mardi par l'Agence international de l'énergie atomique, met en lumière la vulnérabilité des installations de Téhéran, à la technologie dépassée, estiment mercredi des experts.La nouvelle d'un arrêt d'au moins une journée a relancé les spéculations faisant état d'un virus informatique, "Stuxnet", qui aurait ralenti ces activités d'enrichissement, ce que Téhéran a de nouveau démenti mardi."C'est certainement faisable", estime néanmoins Mark Hibbs, associé de la fondation Carnegie pour la paix internationale. "Les centrifugeuses sont des machines très sensibles et si vous perturbez l'une...