Le secrétaire général adjoint de l'organisme panarabe, Ahmed Ben Helli, a dénoncé une "mesure qui montre clairement la nature hostile du gouvernement israélien et le fait qu'il prend le droit international et les bases du processus de paix à la légère".
Dans des déclarations à la presse, M. Ben Helli a accusé l'Etat hébreu de "mettre des obstacles, l'un après l'autre, pour faire échouer tout effort (...) vers une résolution pacifique".
"La Ligue arabe attend toujours une action des Etats-Unis pour mettre fin à ce genre de pratiques", a-t-il ajouté, en qualifiant la loi israélienne d'"abusive et provocatrice".
Le Parlement israélien a adopté lundi une proposition de loi imposant un référendum avant tout retrait du Golan et de Jérusalem-Est, imposant ainsi un préalable à la ratification de tout traité de paix avec la Syrie et les Palestiniens.
Damas et le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas ont rejeté la nouvelle législation.
Israël occupe Jérusalem-Est, à majorité palestinienne, et le plateau du Golan depuis la guerre de juin 1967, et les a annexés respectivement en 1967 et en 1981, ce que ne reconnaît pas la communauté internationale.
Les Palestiniens veulent faire de Jérusalem-Est la capitale de leur futur Etat, tandis que la Syrie exige, pour conclure un traité de paix, la restitution totale du Golan jusqu'aux rives du lac de Tibériade, principale réserve d'eau douce d'Israël, qui s'y refuse.

