"Le président Medvedev va évoquer un certain nombre d'idées sur la manière dont nous devrions coopérer dans le domaine de la défense antimissile au cours des années à venir", a déclaré le conseiller diplomatique du chef de l'Etat russe, Sergueï Prikhodko, à des journalistes au Kremlin.
Fin octobre, M. Medvedev s'était dit prêt à étudier l'offre faite par l'Otan à la Russie de coopérer à son projet de bouclier antimissile, tout en restant prudent sur ce que serait sa réponse.
Au cours du sommet, les membres de l'Alliance atlantique doivent donner leur feu vert à la création d'un système antimissile protégeant le territoire et les populations européennes de l'Otan -- organisation créée par les Occidentaux du temps de la Guerre Froide pour faire pièce à l'URSS en Europe -- des missiles à courte ou moyenne portée.
"Nous pensons que le processus euroatlantique a en effet été enclenché et nous avons une bonne opportunité d'assister enfin au retrait des lignes de division et d'évoluer dans un espace de sécurité commun", a ajouté M. Prikhodko.
"Les décisions seront prises au cours des prochaines années, mais les conséquences vont influencer la nature de la coopération dans les décennies à venir", a-t-il dit.
Au sommet, "nous souhaiterions que l'importance d'une participation commune (Otan-Russie) à la défense antimissile, qui assurerait la sécurité, soit reflétée d'une manière ou d'une autre dans les documents", a dit le conseiller diplomatique du Kremlin.
Mais "nous sommes réalistes, nous n'allons pas demander l'impossible", a-t-il toutefois observé.
Moscou a toujours entretenu des relations tendues avec l'Otan. L'atmosphère s'est toutefois nettement améliorée depuis l'accès de tension provoqué par la guerre russo-géorgienne d'août 2008, qui avait entraîné une suspension des relations formelles entre la Russie et l'Alliance atlantique.

