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Amnesty demande à l'Egypte d'enquêter sur une affaire de torture présumée

L'organisation de défense des droits de l'Homme Amnesty International a demandé mardi à l'Egypte de mener une "enquête immédiate et complète" sur le décès d'un jeune homme dont la famille assure qu'il est mort après avoir été torturé par la police.
Des membres de la famille d'Ahmed Shabaan, 19 ans, ont assuré que le jeune homme avait été torturé à mort dans un poste de police d'Alexandrie (nord) avant que son corps ne soit jeté dans un canal.
La police est supposée avoir arrêté le jeune homme le 7 novembre, et avoir remis son corps quatre jours plus tard à ses proches. Selon la famille, la dépouille était couverte de coups.
"Ces accusations troublantes de disparition forcée et de mort en cours de détention, et la possibilité d'un meurtre (...) par la police, doivent faire l'objet d'une enquête indépendante, immédiate et complète", a affirmé le responsable d'Amnesty pour le Moyen-Orient, Malcolm Smart, dans un communiqué.
La police n'a, à ce stade, pas fait de commentaire sur ce décès.
L'affaire a été rendue publique au travers d'une vidéo des funérailles d'Ahmed Shabaan contenant des entretiens avec des membres de sa famille, diffusée sur des réseaux sociaux sur internet.
Le site étatique EGYNews.net a affirmé de son côté que Shabaan et son ami Ahmed Farag avaient volé le téléphone portable d'une femme et que des passants étaient ensuite parvenus à attraper Farag mais pas Shabaan.
"Alors que l'enquête suivait son cours, le commissariat de Sidi Gabir a été informé que le corps d'un homme noyé flottait dans le canal de Mahmoudiya. Il a été établi qu'il s'agissait du corps d'Ahmed Shabaan", indique le site.
L'oncle de Shabaan, Ashraf, a indiqué à l'AFP avoir vu le corps à la morgue et s'est dit convaincu qu'il avait été torturé à mort.
"Ses bras étaient entaillés et tout son corps portait des traces d'ecchymoses. Il n'avait plus de dents, et les ongles de trois de ses doigts n'étaient plus là", a-t-il ajouté.
Selon un avocat engagé par la famille, Ahmed Qoutb Hamid, Shabaan et Farag revenaient du mariage d'un ami sur une moto non immatriculée lorsque la police les a arrêtés.
"Ils se sont disputés avec la police qui les a conduits au commissariat de Sidi Gabir", a-t-il dit.
Lorsque la famille, qui a eu vent de son arrestation, a demandé à la police à pouvoir lui rendre visite, celle-ci a refusé de confirmer qu'elle le détenait.
"Son corps a été retrouvé plusieurs jours après lorsqu'il a été aperçu flottant dans le canal", a indiqué l'avocat.
Cette affaire se serait produite dans le même district d'Alexandrie où un jeune homme, Khaled Saïd, 28 ans, avait trouvé la mort en juin après avoir été traîné hors d'un café internet et violemment battu par deux policiers en civil.
Selon la police, Khaled Saïd avait refusé de se prêter à un contrôle d'identité et était mort après avoir avalé un sachet de drogue caché dans sa bouche. D'après sa famille et des témoins, il est mort des suites de coups reçus.
Les deux policiers ont été inculpés pour usage excessif de la force et leur procès est en cours. Cette affaire avait provoqué une vive émotion en Egypte et relancé les critiques contre la brutalité de la police.
L'organisation de défense des droits de l'Homme Amnesty International a demandé mardi à l'Egypte de mener une "enquête immédiate et complète" sur le décès d'un jeune homme dont la famille assure qu'il est mort après avoir été torturé par la police.Des membres de la famille d'Ahmed Shabaan, 19 ans, ont assuré que le jeune homme avait été torturé à mort dans un poste de police d'Alexandrie (nord) avant que son corps ne soit jeté dans un canal.La police est supposée avoir arrêté le jeune homme le 7 novembre, et avoir remis son corps quatre jours plus tard à ses proches. Selon la famille, la dépouille était couverte de coups."Ces accusations troublantes de disparition...