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France: Sarkozy fixe les priorités avant la présidentielle de 2012

Le président français Nicolas Sarkozy devait fixer mardi soir les grands axes de la fin de son mandat dans une intervention télévisée, deux jours après un remaniement gouvernemental marqué par un resserrement à droite dans la perspective de la présidentielle de 2012. Battre le fer pendant qu'il est chaud: Nicolas Sarkozy veut garder la maîtrise de l'agenda politique en donnant très vite le tempo des prochains mois, avant un conseil des ministres de mercredi et le discours de politique générale du Premier ministre reconduit, François Fillon, le 24 novembre. Le président s'offre une heure et demie de direct avec les Français, répondant aux questions de trois journalistes sur plusieurs chaînes de télévision, publique et privées, à partir de 20H15 locales (19H15 GMT). Il devrait décrire les chantiers qu'il compte ouvrir dans les 18 prochains mois et expliquer son choix de s'appuyer sur une équipe de combat repositionnée à droite, délestée de ses personnalistés centristes et de gauche. Un choix de "femerture" pour l'opposition de gauche, qui dénonce la "continuité" d'une politique jugée injuste socialement après l'adoption de l'impopulaire réforme des retraites. En dépit de lourdes contraintes budgétaires, le président veut lancer des réformes sur la prise en charge de la vieillesse et sur la fiscalité, avec la suppression éventuelle du très contesté bouclier fiscal (qui consiste en un plafonnement de l'imposition à hauteur de 50% des revenus) et s'attaquer au chômage des jeunes. Rattrapé par la crise, il se sera pas le président du "pouvoir d'achat" qu'il promettait, mais Nicolas Sarkozy veut imposer l'image d'un dirigeant capable de faire changer les choses, tant à l'international -- il a pris les rênes du G20 cette semaine -- qu'à l'intérieur. Pour cela, explique son entourage, il n'a d'autre choix que de continuer à réformer. Dès lundi, le nouveau porte-parole du gouvernement et ministre du Budget François Baroin vantait les mérites d'une "équipe politique, de gens qui ont l'expérience de l'Etat", dans un contexte de crise mondiale qui oblige à "poursuivre le mouvement engagé en 2007". Le moment venu, estimait-il, "les Français ne se prononceront que sur une seule question: le président a-t-il bien géré la crise?". En attendant, le président devra convaincre: selon un sondage Harris Interactive réalisé lundi, 64% des Français ne font "pas confiance" au nouveau gouvernement pour répondre à leurs attentes et ils sont 89% à penser qu'il va "poursuivre la politique qui a été menée depuis l'élection de Nicolas Sarkozy" en 2007. Son intervention permettra également à Nicolas Sarkozy de répondre à la colère des centristes, furieux d'avoir été réduits à la portion congrue du gouvernement et laissant planer la menace d'une candidature centriste en 2012. Dès lundi, les ex-ministres Jean-Louis Borloo (Ecologie) et Hervé Morin (Défense) ont engagé des grandes manoeuvres pour fédérer la nébuleuse du centre, mais en ordre très dispersé. Mardi, le centriste François Bayrou, qui contrairement aux deux premiers est resté en dehors de la majorité présidentielle, s'est déjà démarqué de ce "panier de crabes" et a opposé une fin de non revecoir aux appels du pied de certains socialistes.
Le président français Nicolas Sarkozy devait fixer mardi soir les grands axes de la fin de son mandat dans une intervention télévisée, deux jours après un remaniement gouvernemental marqué par un resserrement à droite dans la perspective de la présidentielle de 2012. Battre le fer pendant qu'il est chaud: Nicolas Sarkozy veut garder la maîtrise de l'agenda politique en donnant très vite le tempo des prochains mois, avant un conseil des ministres de mercredi et le discours de politique générale du Premier ministre reconduit, François Fillon, le 24 novembre. Le président s'offre une heure et demie de direct avec les Français, répondant aux questions de trois journalistes sur plusieurs chaînes de...