"Seul un hypocondriaque politique pourrait dire que la Syrie est un partenaire pour la paix, surtout avec sa direction actuelle", a dit le chef du parti ultranationaliste Yisrael Beitenu lors d'une visite sur le plateau stratégique du Golan, pris à la Syrie lors de la guerre des Six-Jours en juin 1967 et annexé par Israël dans les années 1980.
Il a accusé Damas d'être "le centre du terrorisme mondial", ajoutant que les quartiers généraux du mouvement islamiste palestinien Hamas, qui contrôle la bande de Gaza depuis juin 2007, et d'autres groupes djihadistes se trouvaient dans la capitale syrienne.
"Ce sont là des faits qu'il est difficile d'ignorer", a-t-il poursuivi.
Durant sa visite à la colonie juive de Katzrine, la plus importante du secteur, le dirigeant d'extrême droite a estimé que sa population, actuellement de 7.200 personnes, devait être doublée.
La Syrie pose comme condition à un accord de paix avec Israël le retour du plateau du Golan sous sa souveraineté. Près de dix années de discussions sous les auspices des Etats-Unis ont capoté en 2000, quelques mois avant la mort du président Hafez al Assad, père de l'actuel chef de l'Etat. Depuis, des efforts ont été tentés pour relancer le processus, par la Turquie, les Etats-Unis et la France.
Mais pour Avigdor Lieberman, "il doit être clair que le plateau du Golan a toujours été une partie d'Israël".
Le mois dernier, le président Assad a commenté pour la première fois les initiatives française et américaine pour ranimer le dialogue.
Les émissaires occidentaux, a-t-il expliqué à une chaîne de télévision turque, tentent de trouver une base de départ autour de la demande syrienne de restitution du Golan et des objectifs israéliens sur la sécurité.
"Il y a actuellement une recherche d'une base commune pour lancer les discussions. Pour nous, la base de départ est la restitution de l'ensemble de la terre. Pour les Israéliens, on parle de dispositions en matière de sécurité", a-t-il dit.
Si les pourparlers devaient reprendre, a ajouté Assad, ce serait d'abord sous une forme indirecte, semblable à ceux qui ont eu lieu sans succès en 2008 sous l'égide de la Turquie.

