La protection des chrétiens en Irak "est un problème dont nous avons déjà discuté avec les autorités irakiennes et nous espérons qu'il sera pris en sérieuse considération", a déclaré le secrétaire d'Etat du Vatican à la presse, en marge d'un colloque, selon les agences italiennes.
Il a qualifié de "très douloureuses" les dernières attaques contre des maisons et des magasins appartenant à des chrétiens, qui ont fait de leur côté 33 blessés.
Et il a indiqué que le Vatican "réfléchissait, comme l'a déjà fait le synode (sur le Moyen-Orient tenu du 10 au 24 octobre au Vatican, ndlr) à ce grave problème de la persécution des chrétiens, à cette souffrance indicible de la communauté chrétienne actuellement dans le monde, surtout en Irak", mais aussi "au Pakistan".
Le représentant de l'Eglise chaldéenne auprès du Vatican, Mgr Philip Najim, a pour sa part récusé, sur Radio Vatican, qu'il puisse s'agir d'un conflit entre musulmans et chrétiens. Les "terroristes veulent démontrer qu'il s'agit d'un conflit entre chrétiens et musulmans, mais il n'en est rien", a-t-il relevé, soulignant que les deux communautés "ont toujours vécu ensemble et ont, ensemble, construit le pays et son avenir".
"Les terroristes veulent démontrer au monde entier qu'il y a un vide politique en Irak, qu'il n'y a pas d'unité nationale dans le pays" et que "l'Irak est incapable de former un gouvernement", a-t-il ajouté.
La nouvelle série d'attaques est intervenue dix jours après le massacre commis en pleine messe par un commando d'Al-Qaïda dans la cathédrale syriaque catholique Notre-Dame du Perpétuel secours, au centre de Bagdad, où 44 fidèles et deux prêtres avaient péri.
Le pape Benoît XVI avait condamné le 1er novembre, jour de la Toussaint, la "violence absurde" et "féroce" contre "des personnes sans défense, réunies dans la maison de Dieu, qui est un lieu d'amour et de réconciliation".


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef