Les principaux responsables irakiens devaient se réunir mercredi à Bagdad, pour tenter de trouver un accord afin de sortir d'une crise politique qui paralyse le fonctionnement des institutions depuis huit mois.
Mais on ignore qui y participera, car les deux principaux dirigeants du Bloc irakien, une liste qui avait bénéficié d'un vote massif des sunnites lors des législatives, l'ex-Premier ministre Iyad Allawi et le vice-Président Tarek al-Hachémi, ne se sont pas rendus à la réunion de mardi.
"Nous devons relever les défis qui se présentent pour ne pas permettre que les conspirateurs reviennent et mettent la main sur tout ce que nous avons accompli", a déclaré le Premier ministre dans une allocution télévisée, en référence aux partisans de Saddam Hussein.
"Le complot a presque réussi dans les mois qui ont précédé les élections", a-t-il ajouté.
Avec 91 sièges, le Bloc irakien a devancé de deux sièges la liste de M. Maliki, l'Alliance de l'Etat de droit (chiite), lors des législatives du 7 mars, les deuxièmes depuis 2003.
Les deux hommes sont considérés comme les principaux prétendants au poste de Premier ministre.
"Même s'il y a des divergences, il faut se rappeler qu'on est dans le même bateau", a déclaré M. Maliki. "Car si ces divergences ne sont pas gérées de façon responsable, elles peuvent facilement dégénérer en conflit".
Face à M. Allawi, M. Maliki est aujourd'hui en position de force pour conserver son siège car il dispose, grâce au ralliement de plusieurs groupes, du plus vaste soutien au Parlement, avec 148 élus. Il lui manque encore 15 sièges pour obtenir la majorité absolue des 325 sièges. Les différentes formations kurdes ont obtenu 57 sièges au total.
Théoriquement, chiites et kurdes ont donc assez de sièges au Parlement pour former ensemble un gouvernement, mais l'exclusion des sunnites soutenant l'alliance laïque de M. Allawi risquerait de raviver les violences, cette communauté pouvant s'estimer lésée.


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