Selon une porte-parole de La Paix Maintenant, l'extension de l'implantation d'Ariel va permettre "d'encercler la localité voisine palestinienne de Salfit".
"Un entrepreneur privé a obtenu récemment le renouvellement de l'autorisation pour préparer le terrain à la construction de 800 logements", a déclaré à l'AFP la porte-parole, Hagit Ofran.
La précédente autorisation qu'avait obtenue l'entrepreneur de la part des autorités locales était arrivée à expiration.
"Pour poursuivre le projet et commencer la construction, il devait obtenir ce renouvellement", a-t-elle ajouté, en qualifiant la décision de "grave provocation" alors "qu'il n'y a pas de demande de logements ces derniers temps à Ariel", une colonie de 18.000 habitants.
Interrogés par l'AFP, les porte-parole de la municipalité d'Ariel et du ministère de l'Intérieur se sont refusés à tout commentaire.
En revanche, un porte-parole militaire a démenti ces informations. "Il s'agit d'un projet de 650 logements qui, pour être mis en chantier, doivent obtenir l'autorisation préalable du ministère de la Défense", a affirmé le porte-parole sans être en mesure de préciser si ce feu vert serait donné.
Lundi, le ministère israélien de l'Intérieur a approuvé la construction de 1.300 logements juifs dans le secteur à majorité arabe de Jérusalem, une décision qui a "profondément déçu" les Etats-Unis, où se trouve actuellement le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.
Le principal négociateur palestinien, Saëb Erakat, a accusé M. Netanyahu d'être "déterminé à détruire les négociations" de paix.

