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Mode - Art De Vivre

La folie « People »

 Le « People » dans sa nouvelle ambiance.

Plus qu'un restaurant, c'est tout un art de vivre que propose Aïshti avec la réouverture du People, sur la terrasse du grand magasin de la rue el-Moutran. D'abord, bouder l'ascenseur et prendre l'escalator, pour découvrir à chaque étage des œuvres d'art parmi les plus éclectiques du monde contemporain. Dès la mezzanine du premier étage, s'élève une sculpture chromée de forme hélicoïdale : Image de Tony Cragg, spécialiste en détournement des déchets de la société de consommation. À l'étage hommes, une immense toile sans titre du graffitiste Barry McGee, pape ultracélèbre du street art sorti de l'underground. À l'étage femmes, au niveau des cabines d'essayage (espace noble s'il en est), un bas-relief d'Anselm Reyle, artiste obsédé par la lumière et l'une des valeurs sûres des galeries Saatchi et Gagosian. Derrière le comptoir, une toile géante de Marc Quinn où l'on voit un sensuel arum jaune émerger d'une composition florale tapissée de neige ou de sucre cristal. Cette huile porte un curieux titre : Salinity in the Nile Delta. Négligemment posée sur une table, une plante fantastique, sculpture du même artiste, observe, placide, les essayages dans une ambiance feutrée. À l'étage Aïzone, une sculpture fluorescente de l'artiste chilien Ivàn Navarro dont les œuvres, à effets d'optique, sont exposées dans les grands musées internationaux.
En arrivant au People après ce périple en art contemporain, l'esprit déjà en extraterritorialité, on trouvera encore l'une des deux sculptures surprenantes de Daniel Firman, moulages hyperréalistes de femmes appuyées contre un mur, vêtues des nouvelles collections déjà en magasin. Au nouveau Martini Bar, on se liera d'amitié avec une boîte de Solpadéïne, antidouleur efficace contre la gueule de bois, revêtue d'or par l'artiste conceptuel Jason Shulman et taquinant par la magie d'un dispositif magnétique l'un des nombreux verres à Martini, larcins de kleptomane monomaniaque commis par l'artiste dans les bars du monde entier.
Dans cette atmosphère où le luxe, loin d'être ostentatoire, se traduit en une impression immédiate de bien-être et de volupté, le teck et le cuir vous enveloppent sans vous dominer. Le lieu est d'abord amical et protecteur, même si les fauteuils sont des éditions exclusives de Cassina et les couverts en acier, d'une simplicité quasi brute, signés Jensen.
Composée par le chef Frank Paulmier, un ancien de la Tour d'Argent, la carte est des plus inventives, entre médaillon de veau parfumé de marsala, accompagné de gnocchi maison et une sublime panna cotta au thé vert, traitée à la japonaise et embaumant les agrumes. Un lieu décidément où l'on pourrait vivre du déjeuner au goûter (oui, on sert le 4h !), en passant par l'apéro (de préférence au Martini) et jusqu'au dîner (dernier service à 22h). Mode, culture, plaisir de bouche, plaisir de l'espace et plaisir des yeux, on en sort comblé des cinq sens. Une expérience réjouissante, à vivre absolument.
Plus qu'un restaurant, c'est tout un art de vivre que propose Aïshti avec la réouverture du People, sur la terrasse du grand magasin de la rue el-Moutran. D'abord, bouder l'ascenseur et prendre l'escalator, pour découvrir à chaque étage des œuvres d'art parmi les plus éclectiques du monde contemporain. Dès la mezzanine du premier étage, s'élève une sculpture chromée de forme hélicoïdale : Image de Tony Cragg, spécialiste en détournement des déchets de la société de consommation. À l'étage hommes, une immense toile sans titre du graffitiste Barry McGee, pape ultracélèbre du street art sorti de l'underground. À l'étage femmes, au niveau des cabines d'essayage (espace...
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