Cinq de ces pays figurent parmi les dix nations du monde qui ont fait le "plus de progrès" sur l'indice de développement humain par rapport à leur point de départ il y a quarante ans, indique le rapport.
Le sultanat d'Oman a fait le plus de progrès depuis 1970 parmi les 135 pays recensés alors que l'Arabie saoudite se classe au cinquième rang, la Tunisie à la septième place, l'Algérie à la neuvième et le Maroc à la dixième place.
Les progrès de ces pays s'expliquent largement par les "succès sur le long terme des politiques de l'éducation et de la santé" plus que par les revenus pétroliers, relève le principal auteur du document, Jeni Klugman.
Cependant "si les populations dans les pays arabes ont fait de grandes avancées sur de nombreux fronts, de sérieux défis demeurent dans le domaine de la participation à la vie publique et celui de la possibilité de demander des comptes aux responsables", relève le résumé du rapport publié par le Centre d'information des Nations unies à Bahreïn.
"Peu de pays arabes ont connu une profonde démocratisation" et même si certains ont des systèmes multipartites cela ne "donne pas lieu toujours à une démocratie où les partis peuvent se livrer à une véritable compétition".
Cela n'empêche pas des progrès dans d'autres domaines. L'espérance de vie dans les pays arabes est passée de 51 ans en 1970 à 69 ans en 2010 et le taux de scolarisation a doublé à 64%.
Mais le progrès reste mal réparti notamment dans le domaine de l'éducation, selon ce document qui souligne par ailleurs que l'inégalité des sexes existe toujours sur le marché de l'emploi, en matière de participation à la vie politique et dans le secteur de la santé de la mère et de l'enfant.
Les conflits armés dans la région font obstacle au développement. "De 1990 à 2008 les Etats arabes ont vécu 2,05 années de conflits contre une moyenne de 0,8 année pour les pays non arabes dans le monde", souligne le rapport.

