Rien ne dit cependant que les élus parviendront à désigner leur président car, huit mois après les législatives du 7 mars, les partis politiques n'ont toujours pas trouvé d'accord en vue d'une coalition de gouvernement.
"Une session aura lieu lundi pour élire le président du Parlement et ses deux adjoints", écrit le député kurde Fouad Massoum, qui officie, en tant que doyen d'âge, comme président du Parlement.
Dans une décision prise fin octobre, la Cour suprême irakienne avait ordonné de désigner au plus vite les plus hauts responsables de l'Etat.
Elle avait "enjoint le Parlement de tenir des réunions régulières et d'accomplir son travail normal", avait affirmé à l'AFP son porte-parole Abdel Sattar Bereqdar. "Il doit commencer par choisir son président et ses deux adjoints, puis procéder, étape par étape, aux autres nominations".
L'élection du président du Parlement est une étape indispensable avant la désignation du chef de l'Etat et du Premier ministre.
Selon l'article 55 de la Constitution, le Parlement doit élire lors de sa première session, après les élections, son président et ses deux adjoints à la majorité absolue. Cette session doit avoir lieu au plus tard un mois après la proclamation des résultats.
Or le 14 juin, lors de la première session, les députés avaient trouvé un subterfuge, en se déclarant "en session ouverte" de manière indéfinie car la distribution des trois principaux postes de l'Etat est le résultat d'un marchandage entre les trois principales confessions et ethnies.
Le 27 juillet, le Parlement avait repoussé sine die la tenue d'une nouvelle session en raison des blocages politiques.
Les législatives du 7 mars n'ont donné à aucun parti la capacité de gouverner seul.

