Le gouvernement a également décidé de financer la réparation immédiate de la cathédrale Sayidat al-Najat (Notre-Dame du Perpétuel secours), dans le quartier commerçant de Karrada, dans le centre de la capitale, selon un communiqué du porte-parole de l'exécutif irakien, Ali al-Dabbagh.
"Le gouvernement a créé une commission d'enquête pour punir les responsables de la sécurité (de ce secteur)", selon le texte.
La chaîne de télévision publique Iraqiya a de son côté rapporté que le Premier ministre avait ordonné l'arrestation du commandant de la police du secteur de Karrada.
"Le gouvernement va soigner les blessés, indemniser les familles de victimes et financera immédiatement la réparation de l'église", indique en outre le communiqué de M. Dabbagh, qui condamne l'attaque menée dimanche en pleine messe, qui a été revendiquée par la branche irakienne de la nébuleuse islamiste Al-Qaïda.
Après l'attaque, la cathédrale ressemblait à un champ de bataille. Des balles ont criblé le fronton où est inscrit "Gloire à Dieu au ciel et paix sur la terre". Un bas relief de la Vierge a été éraflé par des éclats, le sol et les murs étaient maculés de sang.
Dans son communiqué, le gouvernement exhorte également les chrétiens irakiens, qui ont fui l'Irak par centaines de milliers depuis 2003, à ne pas céder aux pressions des "ennemis de l'Irak" et à demeurer dans leur pays.
Cette attaque, l'une des plus meurtrière contre les chrétiens d'Irak, a été menée par un commando armé en pleine messe dimanche, à la veille de la Toussaint et a soulevé une vague d'indignation internationale.
Une source au sein du ministère de l'Intérieur avait fait état lundi de "46 tués parmi les fidèles, notamment des femmes et des enfants, et 60 blessés, dont une vingtaine dans un état grave". Sept membres des forces de sécurité ont également été tués.

