"Mon père ainsi que 25 autres détenus sont en grève de la faim depuis hier (jeudi)", a affirmé Ziad Aziz, qui réside à Amman, comme la famille proche de l'ancien vice-Premier ministre irakien.
Ils ont commencé cette grève de la faim après avoir "réalisé qu'ils ne pourraient pas recevoir la visite de leurs proches vendredi", n'ayant "pas été transférés en prison" à la suite de leur condamnation, a-t-il expliqué.
Tarek Aziz et les autres détenus "se trouvent toujours depuis la lecture du verdict mardi dans les locaux du tribunal dans la zone verte", a-t-il précisé.
"Les autorités ont pris pour prétexte le fait que la sécurité qui doit accompagner leur convoi soit occupée, en raison du décès en prison de Ibrahim Abdel Sattar", ancien commandant en chef de l'armée.
"Mon père n'a pas pu recevoir la visite de nos amis qui devaient lui remettre des médicaments, revues et livres que nous lui avons envoyés d'Amman", a ajouté Ziad Aziz, en soulignant qu'une seule visite mensuelle était autorisée, le dernier vendredi de chaque mois.
"Il devra attendre fin novembre pour avoir ses médicaments, ce qui est inadmissible", a-t-il dit.
Agé de 74 ans, de santé fragile, Tarek Aziz est emprisonné depuis sa reddition fin avril 2003, un mois après l'invasion américaine de l'Irak.
Il a été condamné à mort en même temps que deux autres piliers du régime de Saddam Hussein, l'ancien ministre de l'Intérieur Saadoun Shaker et l'ancien secrétaire du dictateur, Abed Hmoud.

