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Liban : Hariri réitère son engagement envers le TSL

Le Premier ministre  Saad Hariri a réitéré vendredi l'engagement de son bloc parlementaire à collaborer avec le tribunal de l'ONU chargé d'enquêter sur l'assassinat de son père Rafic, au lendemain d'un appel du Hezbollah à boycotter cette instance.
"Le bloc insiste sur son engagement envers le tribunal, qui a fait consensus auprès des Libanais comme une forme de protection du pluralisme politique", a indiqué le bureau de M. Hariri dans un bref communiqué publié à l'issue d'une réunion du bloc dirigée par le Premier ministre.
"Le bloc a invité toutes les parties politiques à respecter les décisions du dialogue national sur l'enquête entreprise par le bureau du procureur du tribunal international", a-t-il ajouté.
Des personnalités alliées de la majorité parlementaire, appuyée par les pays occidentaux, avaient dénoncé auparavant, dans des termes plus virulents, la déclaration de Hassan Nasrallah, chef du puissant parti chiite, soutenu lui par Damas et Téhéran.
"Si le gouvernement libanais répond à l'appel de Nasrallah, le Liban va devenir un pays en confrontation avec la communauté internationale et finalement, un pays qui rejette les résolutions internationales", a déclaré le député Ahmad Fatfat à une radio locale.
"Le gouvernement doit clarifier sa position s'agissant de la déclaration de Nasrallah et dire s'il décide de se rétracter sur sa déclaration de politique générale", dans laquelle est stipulé l'engagement du gouvernement à coopérer avec le Tribunal spécial sur le Liban (TSL).
Le député chrétien Samy Gemayel, du parti Kataëb (Phalanges), a dénoncé un "nouvel épisode de la terreur et de l'intimidation auxquelles le Hezbollah a recours pour soumettre les Libanais".
Hassan Nasrallah a exhorté jeudi soir les Libanais à boycotter le TSL, affirmant que toute coopération avec les enquêteurs serait une "agression" contre le mouvement chiite.
Il a expliqué que sa déclaration était motivée par un incident survenu la veille dans une clinique gynécologique de la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah, où des enquêteurs du TSL se sont vu empêcher l'accès à des dossiers, après une altercation avec des femmes.
"Face à ce comportement scandaleux des enquêteurs (...) nous demandons à tout responsable et tout citoyen libanais de les boycotter", a-t-il dit lors d'une allocution télévisée.
Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a condamné l'incident de mercredi et les propos du chef du Hezbollah, estimant dans un communiqué que "de tels actes d'ingérence et d'intimidation sont inacceptables".
Le TSL a été mis en place par l'ONU pour enquêter sur l'assassinat en février 2005 à Beyrouth de l'ancien Premier ministre Rafic Hariri.
Le Hezbollah accuse le TSL d'être "politisé" et d'avoir basé son enquête sur de faux témoignages, et s'attend à ce que le tribunal accuse des membres du parti d'implication dans le meurtre.
L'envoyé spécial de l'ONU au Liban, Terje Roed Larsen, a jugé jeudi à New York que la situation était "hyper dangereuse" alors que l'ambassadrice des Etats-Unis à l'ONU accusait la Syrie et l'Iran de continuer à armer le Hezbollah.
Oussama Safa, directeur du Centre libanais pour les études politiques, minimise cependant les risques de violences dans l'immédiat.
"C'était une escalade prévue, mais je ne pense pas qu'un autre mai 2008 pointe encore à l'horizon", a-t-il dit vendredi à l'AFP, en référence à une crise entre majorité parlementaire et le Hezbollah qui avait abouti à des violences meurtrières.
"Il semble qu'il y ait, pour le moment, un accord régional et international pour garder le Liban calme, (...) que l'Arabie saoudite et la Syrie respectent, et je ne pense pas que le Hezbollah va aller à l'encontre de cela".
Le Premier ministre  Saad Hariri a réitéré vendredi l'engagement de son bloc parlementaire à collaborer avec le tribunal de l'ONU chargé d'enquêter sur l'assassinat de son père Rafic, au lendemain d'un appel du Hezbollah à boycotter cette instance."Le bloc insiste sur son engagement envers le tribunal, qui a fait consensus auprès des Libanais comme une forme de protection du pluralisme politique", a indiqué le bureau de M. Hariri dans un bref communiqué publié à l'issue d'une réunion du bloc dirigée par le Premier ministre."Le bloc a invité toutes les parties politiques à respecter les décisions du dialogue national sur l'enquête entreprise par le bureau du procureur du tribunal international", a-t-il...