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La Russie prête à discuter du bouclier antimissile

La Russie est prête à discuter du bouclier antimissile de l'Otan, mais elle doit être partie prenante au projet, a affirmé le ministre russe de la Défense dans une interview à paraître lundi dans le magazine allemand Spiegel.
"Le plus important pour nous c'est d'abord de définir ce que sont les vrais dangers pour l'Europe. Et deuxièmement, c'est de de voir la Russie traitée sur une pied d'égalité comme participant" au projet, a affirmé Anatoli Serdioukov.
"C'est seulement ainsi qu'on peut mettre en place une défense antimissile qui satisfasse tout le monde", a-t-il ajouté.
Le président russe Dimitri Medvedev s'est récemment affirmé prêt à étudier l'offre faite par l'Otan à son pays de coopérer à son projet de bouclier antimissile, une question qui sera à l'ordre du jour du sommet Russie-Otan qui se tiendra dans la foulée du sommet de l'Otan à Lisbonne le 20 novembre.
Les membres de l'Alliance atlantique doivent donner leur feu vert à la création d'un système antimissile protégeant le territoire et les populations européennes de l'Otan de missiles à courte ou moyenne portée, notamment venant d'Iran.
Mais afin de discuter des questions techniques du projet, il faut tout d'abord s'entendre sur la nature des menaces, a ajouté le ministre.
Et "pour le moment, les enjeux et menaces sont appréciés de façon très différentes" par l'Otan et la Russie, a-t-il ajouté.
"En ce qui concerne l'appréciation politique nos positions sont très proches. Mais il en va des possibilités techniques" du projet, selon M. Serdioukov.
"Nous ne partageons pas tous les points de vue de l'Occident en ce qui concerne les capacités du programme nucléaire iranien", a-t-il ajouté.
Le ministre estime toutefois que "dans un avenir proche" l'Otan et la Russie, anciens rivaux de la Guerre Froide, se considéreront bien plus comme des "partenaires".
La Russie est prête à discuter du bouclier antimissile de l'Otan, mais elle doit être partie prenante au projet, a affirmé le ministre russe de la Défense dans une interview à paraître lundi dans le magazine allemand Spiegel."Le plus important pour nous c'est d'abord de définir ce que sont les vrais dangers pour l'Europe. Et deuxièmement, c'est de de voir la Russie traitée sur une pied d'égalité comme participant" au projet, a affirmé Anatoli Serdioukov."C'est seulement ainsi qu'on peut mettre en place une défense antimissile qui satisfasse tout le monde", a-t-il ajouté.Le président russe Dimitri Medvedev s'est récemment affirmé prêt à étudier l'offre faite par l'Otan à son pays de...