"Il faut oeuvrer pour avoir plus d'accès aux ressources disponibles et trouver une solution sur la base de règles internationales pour le partage des ressources en eau", a indiqué M. Fayaad à l'issue de la signature avec une quinzaine d'autres pays de la région, dont Israël, d'une déclaration sur la lutte contre "le réchauffement climatique en Méditerranée".
"Evidemment c'est un défi, c'est un effort qui doit être fait dans le cadre du processus politique pour régler ce problème mais il faut vraiment trouver une solution pour augmenter la disponibilité de l'eau pour la population" palestinienne, a souligné M. Fayaad.
Le dirigeant palestinien a dénoncé le fait que "moins de 10% de la population avait accès à l'eau potable à Gaza".
"Israël prend 90% de l'eau et il ne nous laisse que 10% des ressources, notre situation est particulièrement difficile; nos problèmes sont réels, la consommation d'eau est en dessous de la moyenne préconisée par l'Organisation mondiale de la santé (OMS)", a-t-il ajouté.
Parmi les grands dossiers en litige du conflit israélo-palestinien figure le contrôle des ressources en eau, Israël se réservant une grande partie des nappes phréatiques dans le sous-sol de la Cisjordanie. De leur côté, les Palestiniens réclament un partage équitable.
La Conférence sur le "réchauffement climatique en Méditerranée" s'est tenue vendredi à l'initiative du gouvernement grec, à Vouliagmeni, une localité balnéaire près d'Athènes. Parmi les signataires de la déclaration, essentiellement des ministres de l'Environnement, figure un ministre d'Etat israélien, qui n'était pas sur la liste initiale distribuée par le gouvernement grec.
Appartenant tous à des pays particulièrement frappés par le réchauffement, ils espèrent ainsi peser en vue de la conférence de l'Onu sur le climat à Cancun fin novembre.
Par ailleurs, M. Fayyad a souligné "l'impasse du processus politique" pour trouver une solution au conflit israélo-palestinien.
"Pour que ce processus retrouve sa crédibilité, il faut accélérer son rythme", a-t-il dit, à l'issue d'un entretien bilatéral avec le Premier ministre grec, Georges Papandréou, en marge de la conférence sur "le réchauffement climatique en Méditerranée".

