Rechercher
Rechercher

Actualités

Le Hezbollah dénonce "l'ingérence" de l'ONU dans les affaires libanaises

Le Hezbollah a dénoncé mercredi "l'ingérence" des Nations unies dans les affaires intérieures libanaises, deux jours après que son secrétaire général a exprimé son inquiétude concernant les "tensions politiques" régnant dans le pays.

Ban Ki-moon s'est dit lundi "très inquiet de la montée des tensions politiques dans le pays". /

"Le rapport publié par le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon sur la résolution 1559 et rédigé par Terje Roed-Larsen, un employé de l'entité sioniste, représente une ingérence dans les affaires intérieures libanaises, de même que dans les affaires du tribunal international" pour le Liban (TSL), a déclaré le Hezbollah dans un communiqué.
La résolution 1559, adoptée en 2004, appelle au démantèlement et désarmement de toutes les milices au Liban et au retrait des forces étrangères.
Le TSL, chargé de juger les auteurs de l'assassinat en 2005 de l'ancien Premier ministre libanais Rafic Hariri, est au centre d'une crise politique entre le camp du chef du gouvernement Saad Hariri, fils de Rafic, et le Hezbollah.
Le mouvement chiite accuse le tribunal d'être "politisé" et d'avoir basé son enquête sur de faux témoignages.
Des informations sur une possible mise en cause par le TSL de membres du Hezbollah font craindre un regain de violences confessionnelles et un effondrement du gouvernement d'union nationale.
Ban Ki-moon s'est dit lundi "très inquiet de la montée des tensions politiques dans le pays".
Relevant l'existence de milices qui constituent "un défi à la capacité de l'État d'exercer sa souveraineté et son contrôle sur son territoire", il a demandé au Hezbollah de se transformer en "simple parti politique libanais et à se désarmer".
"Il semble que Ban Ki-moon (...) n'ait pas remarqué que le Hezbollah, déjà depuis quelque temps, est au coeur de la politique au Liban à travers sa représentation au Parlement et au Conseil des ministres", a souligné le mouvement chiite.
"Il semble également qu'il n'ait pas trouvé le temps de lire la déclaration du gouvernement du Liban", a-t-il ajouté.
Le gouvernement de Saad Hariri a adopté fin 2009 une déclaration de politique générale qui accorde au Hezbollah le droit d'utiliser ses armes contre Israël, malgré les fortes réserves des ministres chrétiens de sa majorité.
Le Hezbollah, qui a affronté l'État hébreu dans une guerre sanglante en 2006, est le seul groupe ayant refusé de rendre les armes après la guerre civile (1975-90). Il affirme que son arsenal est nécessaire pour protéger le pays contre Israël, qui s'est retiré du sud du Liban en 2000 après 22 ans d'occupation.
"Le rapport publié par le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon sur la résolution 1559 et rédigé par Terje Roed-Larsen, un employé de l'entité sioniste, représente une ingérence dans les affaires intérieures libanaises, de même que dans les affaires du tribunal international" pour le Liban (TSL), a déclaré le Hezbollah dans un communiqué.La résolution 1559, adoptée en 2004, appelle au démantèlement et désarmement de toutes les milices au Liban et au retrait des forces étrangères.Le TSL, chargé de juger les auteurs de l'assassinat en 2005 de l'ancien Premier ministre libanais Rafic Hariri, est au centre d'une crise politique entre le camp du chef du gouvernement Saad...