"Dans les Territoires palestiniens, la vie est très difficile et parfois insoutenable" et "la position des chrétiens arabes très délicate", a dit le patriarche copte d'Alexandrie Antonios Naguib.
Condamnant "la violence d'où qu'elle vienne" et appelant à "une solution juste et durable du conflit israélo-palestinien", il a exprimé la "solidarité" de l'assemblée avec le peuple palestinien, "dont la situation actuelle favorise le fondamentalisme".
Le patriarche a par ailleurs dénoncé "la montée d'un islam politique" qui "veut imposer un mode de vie islamique à tous les citoyens, quelquefois par la violence". Jugeant qu'il est "une menace pour tous", il a affirmé que tous les habitants de la région, juifs, musulmans et chrétiens, doivent "affronter ensemble ces courants extrémistes".
Relevant que la "liberté religieuse est une composante essentielle des droits de l'homme", il a regretté que, bien qu'elle soit en principe garantie par les constitutions des différents pays de la région, "dans quelques pays, certaines lois ou pratiques en limitent l'application".
Pour le patriarche, "le conflit israélo-palestinien, la guerre d'Irak, les situations politiques et économiques, la montée du fondamentalisme musulman et la restriction des libertés et de l'égalité" entraîne une augmentation de l'émigration des chrétiens. Face à cela, il revient aux "responsables politiques d'affermir la paix, la démocratie et le développement pour favoriser un climat de stabilité et de confiance", a-t-il dit.
Après avoir prôné la "réconciliation et la paix" avec les juifs et le "dialogue" avec les musulmans, le patriarche Naguib a enfin appelé les chrétiens "à ne pas céder à la tentation du repli sur soi en tant que minorité".

