M. Allawi, chef du Bloc irakien, alliance laïque soutenue par des sunnites qui était arrivée en tête des suffrages lors des élections de mars, a passé en revue avec le souverain saoudien "la situation actuelle en Irak", selon l'agence officielle SPA.
Le chef des services de renseignements saoudiens, le prince Muqrin ben Abdel Abdel Aziz et l'ambassadeur d'Arabie saoudite à Washington, Adel al-Jooubeïr, l'un des plus proches conseillers du roi en matière de politique étrangère, ont assisté à l'entretien d'après l'agence.
Selon le quotidien panarabe à capitaux saoudiens Al-Hayat, M. Allawi, qui bénéficie de l'appui de plusieurs pays arabes dont l'Arabie saoudite, serait prêt à accepter que son rival Nouri al-Maliki forme un gouvernement à condition que son bloc y participe et soit associé à ses décisions.
M. Allawi, un chiite laïque, avait accusé à plusieurs reprises l'Iran de s'ingérer dans les affaires irakiennes et de l'empêcher de former un gouvernement.
Lors des législatives du 7 mars, le Bloc irakien était arrivé en tête, avec deux sièges d'avance sur l'Alliance de l'Etat de droit (AED) du Premier ministre sortant Nouri al-Maliki, un mouvement chiite.
Malgré des mois de négociations et les multiples tentatives américaines de conciliation, aucun des deux n'est parvenu à former une coalition gouvernementale. A la mi-août, les deux rivaux ont rompu leurs négociations.
Le semaine dernière, le principal bloc chiite au Parlement a annoncé avoir choisi M. Maliki comme son candidat pour former le prochain gouvernement.
Le lendemain, l'Arabie saoudite avait démenti des informations de la presse irakienne selon lesquelles elle aurait donné son approbation au choix de Nouri al-Maliki pour le poste de Premier ministre.


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