"La Cour d'appel a abandonné les poursuites pour espionnage, un chef d'accusation pour lequel il avait été condamné à quatre ans de prison," a déclaré l'avocat, Babak Farahi.
"Il a été condamné à un an de prison avec sursis, révocable pendant cinq ans, pour propagande contre le pouvoir", a-t-il ajouté, précisant qu'il avait bénéficié d'un sursis car il n'a "pas de casier judiciaire et n'occupe pas un poste décisionnaire".
Mais le tribunal, qui a rendu sa décision dimanche, a maintenu l'interdiction de travailler pour des ambassades étrangères pendant cinq ans qui lui avait été imposée en première instance, a précisé l'avocat.
M. Rassam, principal analyste politique de l'ambassade, avait été arrêté en juin 2009 en compagnie de huit autres employés locaux de l'ambassade, pour avoir participé aux troubles qui ont suivi la réélection contestée du président Mahmoud Ahmadinejad. Ils ont tous été libérés.
M. Rassam, libéré sous caution trois semaines après son arrestation, avait été exhibé lors d'un procès de masse télévisé en août 2009 et condamné à quatre ans de prison, ce qui avait déclenché les protestations de la Grande-Bretagne et de l'Union européenne.
Les autorités iraniennes ont emprisonné des dizaines de journalistes, étudiants, militants des droits de l'Homme et hommes politiques réformateurs, les accusant de nuire au régime et d'inciter à la rébellion après l'élection présidentielle, que l'opposition estime entachée de fraudes massives.
Le guide suprême Ayatollah Ali Khamenei a accusé les Etats-Unis et la Grande-Bretagne d'avoir fomenté les émeutes post-électorales dans le but de renverser le régime en soutenant l'opposition.
Les relations entre la république islamique et le Royaume Uni s'étaient encore détériorées après l'expulsion d'un journaliste de la BBC peu après les troubles.


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