Le vote a été approuvé par 27 voix pour, 1 contre (celle des Etats-Unis) et 19 abstentions.
La résolution fait suite à la publication, le 21 septembre, d'un rapport d'experts onusiens concluant qu'Israël et le Hamas avaient échoué à faire des enquêtes indépendantes adéquates sur les allégations de crimes de guerre lors de l'opération israélienne dans la bande de Gaza, qui a fait officiellement 1.400 morts du côté palestinien et 13 du côté israélien.
Les enquêtes des deux parties, réclamées par le rapport du juge Goldstone mandaté par l'ONU, "restent incomplètes dans certains cas ou n'ont pas été à la hauteur des standards internationaux dans d'autres", avait expliqué le comité d'experts.
Il a déploré particulièrement l'absence de collaboration des autorités israéliennes et dénonce le fait que le Hamas "n'a fait aucun effort sérieux pour répondre aux allégations" du rapport Goldstone.
La résolution votée mercredi demande aux experts de publier pour la prochaine session du Conseil des droits de l'homme, en mars 2011, un nouveau rapport sur les mesures prises d'ici là par les parties concernées, accordant ainsi plus de temps à Israël et aux Palestiniens pour mener leurs enquêtes. Ce que les ONG palestiniennes ont vigoureusement dénoncé mercredi à Genève.
"Nous condamnons la résolution", a déclaré le président du Centre palestinien pour les droits de l'homme, Raji Sourani. La résolution avait été déposée par l'Organisation de la conférence islamique, à l'initiative de l'Autorité palestinienne selon les ONG.
"Nous avons raté une très bonne opportunité pour établir les responsabilités pour les crimes commis durant l'offensive d'Israël sur Gaza", a-t-il ajouté, s'exprimant au nom de 11 ONG palestiniennes.
"La résolution demande un report de six mois supplémentaires pour mener des enquêtes internes. C'est une insulte aux victimes", a-t-il déploré, lors d'une conférence de presse.
Les États-Unis se sont également opposés à la résolution, estimant l'extension du mandat des experts "inutile et inefficace".
"Nous devons tout faire pour aider à façonner un environnement propice aux pourparlers de paix en cours (entre Israéliens et Palestiniens)", a déclaré l'ambassadrice américaine Eileen Donahoe.

