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Liban/assassinat Hariri: le Hezbollah opposé à tout nouveau financement du TSL

Le Hezbollah et ses alliés s'opposeront à tout financement libanais du tribunal de l'ONU chargé d'enquêter sur le meurtre de Rafic Hariri, a déclaré un responsable du parti mercredi, alors que le Premier ministre Saad Hariri vient de réaffirmer son attachement à cette instance.
Le parti chiite et ses alliés "ont pris la décision de s'opposer à tout financement (libanais) du tribunal international", a affirmé à l'AFP Ghaleb Abou Zainab, membre du Conseil politique du Hezbollah.
"Comment peut-on financer un tribunal qui est devenu un instrument israélo-américain et qui tente de provoquer une dissension dans le pays?", a demandé le responsable. "Nous ne voulons pas que le Liban fasse partie du projet américain dans la région".
Depuis quelques semaines, une crise politique se noue autour du tribunal spécial pour le Liban (TSL), créé par l'ONU en 2007 pour identifier et juger les assassins du dirigeant Rafic Hariri, tué avec 22 autres personnes dans un attentat à la camionnette piégée à Beyrouth le 14 février 2005.
Le Hezbollah chiite l'accuse d'être "politisé" et "à la solde d'Israël".
En juillet, son chef Hassan Nasrallah a annoncé qu'il s'attendait à ce que cette instance accuse le parti d'être impliqué dans le meurtre de M. Hariri.
Mercredi, le Premier ministre et fils du dirigeant assassiné, Saad Hariri, a affirmé qu'il était "hors de question d'oublier le sang du martyr Rafic Hariri", selon un communiqué publié à l'issue d'une réunion du mouvement du Futur du Premier ministre.
"Les participants refusent tout compromis ou rétractation concernant le Tribunal", peut-on encore lire.
Le Premier ministre a toutefois précisé qu'il ne fallait pas que cette "patience et cette constance entraînent le Liban dans une tourmente de troubles", affirme le texte.
Le 16 septembre, des députés du Hezbollah libanais et leurs alliés ont refusé d'approuver en commission une clause du budget 2010 sur le financement du tribunal, auquel Beyrouth participe à hauteur de 49%.
Bien que largement symbolique -- le budget 2010 allant être prochainement ratifié au Parlement--, ce refus a été perçu comme une nouvelle tentative de discréditer le TSL.
Mais lundi, le gouvernement d'union n'est pas parvenu à un accord sur la clause de financement du TSL pour le budget 2011, ce qui pourrait entraver l'approbation de ce budget en Conseil des ministres.
Ni le camp de M. Hariri ni celui du Hezbollah ne dispose d'une majorité suffisante au sein du gouvernement pour trancher dans les dossiers importants comme le budget.
Cette impasse fait craindre une crise semblable à celle qui a paralysé le pays de 2006 à 2008, également autour de la question du tribunal international, et des violences intercommunautaires comme en mai 2008.
Vendredi dernier, un député du Hezbollah, Nawaf El Moussaoui, a prévenu que les parties libanaises qui accepteraient une mise en cause du parti "seront traitées comme les instruments d'une invasion israélo-américaine".
Le Hezbollah et ses alliés s'opposeront à tout financement libanais du tribunal de l'ONU chargé d'enquêter sur le meurtre de Rafic Hariri, a déclaré un responsable du parti mercredi, alors que le Premier ministre Saad Hariri vient de réaffirmer son attachement à cette instance.Le parti chiite et ses alliés "ont pris la décision de s'opposer à tout financement (libanais) du tribunal international", a affirmé à l'AFP Ghaleb Abou Zainab, membre du Conseil politique du Hezbollah."Comment peut-on financer un tribunal qui est devenu un instrument israélo-américain et qui tente de provoquer une dissension dans le pays?", a demandé le responsable. "Nous ne voulons pas que le Liban fasse partie du projet américain dans...