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Flottille: le Conseil des droits de l'homme accentue la pression sur Israël

Le Conseil des droits de l'homme de l'ONU a avalisé mercredi un rapport concluant à l'existence de "preuves" pour "appuyer des poursuites" contre Israël après l'abordage fin mai par la marine israélienne d'une flottille pour Gaza, accentuant ainsi la pression sur les autorités israéliennes.
Ce rapport, publié le 22 septembre, conclut à l'existence de "preuves claires" pour "appuyer des poursuites" contre Israël pour "homicide intentionnel, torture ou traitements inhumains, le fait de causer intentionnellement de grandes souffrances ou des blessures graves".
Le 31 mai 2010 à l'aube, des commandos israéliens avaient arraisonné la flottille pro-palestinienne de six navires qui se dirigeait vers Gaza dans l'intention de briser le blocus maritime imposé par Israël. Au cours des affrontements entre militants et soldats israéliens qui se sont produits sur le Mavi Marmara, neuf Turcs ont été tués, soulevant une vague de réprobation internationale.
Qualifiant ces faits de "graves violations des droits de l'homme et du droit international humanitaire", le rapport considère les "circonstances des meurtres d'au moins six des passagers correspondaient d'une certaine façon à une exécution extra-judiciaire, arbitraire et sommaire".
Le document, qui a été adopté mercredi par le Conseil des droits de l'homme à l'issue d'un vote sur une résolution déposée par le Pakistan au nom de l'Organisation de la conférence islamique (regroupant 57 pays), ne fait toutefois pas de recommandation sur la façon dont des poursuites pourraient être engagées contre Israël.
Un des trois experts en charge du rapport, Desmond de Silva (Royaume-Uni), s'est contenté d'indiquer mardi que la Cour pénale internationale pouvait se saisir du dossier étant donné que le navire "Mavi Marmara sur lequel la majorité des violences se sont déroulées battait pavillon des Comores, qui sont membres de la CPI".
La résolution avalisant le rapport des experts a été adoptée mercredi avec 30 votes favorables, 1 vote contraire (celui des Etats-Unis) et 15 abstentions.
Les pays qui se sont abstenus sont "la France, la Belgique, la Suisse, la Pologne, la Corée du Sud, la Zambie, le Japon, le Cameroun, la Hongrie, la Norvège, la Moldavie, la Slovaquie, l'Espagne, l'Ukraine et le Royaume-Uni", a indiqué une porte-parole du Conseil, dans un communiqué.
Les trois experts en charge du rapport ont été mandatés le 2 juin par une résolution du Conseil approuvant la mise en place d'une mission internationale indépendante.
Cette mission s'inscrit en parallèle à celle du panel formé par le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, également chargé d'enquêter sur le raid meurtrier.
Regrettant que la résolution ne souligne pas "le rôle central du panel créé par le secrétaire général", l'ambassadeur belge Alex Van Meeuwen, s'exprimant au nom de l'Union européenne, a expliqué que l'UE recommandait l'"abstention".
De son côté, l'ambassadrice américaine Eileen Donahoe a souligné que Washington s'opposait à la résolution, estimant qu'elle pouvait mettre à mal les pourparlers de paix engagés actuellement entre Israël et les Palestiniens sous supervision américaine.
Cet "incident souligne la nécessité d'aller de l'avant rapidement avec des négociations qui peuvent conduire à une paix globale entre Arabes et Israéliens", a dit Mme Donahoe.
"Nous sommes préoccupés par le ton, les propos qui sont tenus et les conclusions du rapport", avait-elle déjà indiqué mardi.
Le Conseil des droits de l'homme de l'ONU a avalisé mercredi un rapport concluant à l'existence de "preuves" pour "appuyer des poursuites" contre Israël après l'abordage fin mai par la marine israélienne d'une flottille pour Gaza, accentuant ainsi la pression sur les autorités israéliennes.Ce rapport, publié le 22 septembre, conclut à l'existence de "preuves claires" pour "appuyer des poursuites" contre Israël pour "homicide intentionnel, torture ou traitements inhumains, le fait de causer intentionnellement de grandes souffrances ou des blessures graves".Le 31 mai 2010 à l'aube, des commandos israéliens avaient arraisonné la flottille pro-palestinienne de six navires qui se dirigeait vers Gaza dans l'intention de briser le blocus maritime...