"La décision officielle n'a pas encore été annoncée par le bureau politique du mouvement" mais "la règle chez les Frères musulmans c'est la participation aux élections législatives et à toute élection", a déclaré à l'AFP Hamdi Hassan, porte-parole de leur bloc parlementaire.
"Nous avons annoncé que nous boycotterions s'il y a une unanimité parmi les partis d'opposition sur ce boycott, or ce n'est pas le cas. Les formations de l'opposition annoncent successivement leur participation, donc la position des Frères musulmans c'est la participation", a-t-il ajouté.
M. Hassan a ajouté que la confrérie entendait présenter "au moins 160 candidats", et que leur nombre pourrait augmenter afin de présenter des prétendantes pour les 62 sièges, sur 506 sièges en lice, réservés à des femmes.
Les Frères musulmans, officiellement interdits mais tolérés dans les faits, ont raflé un cinquième des sièges lors des législatives de 2005, grâce à des candidats étiquetés comme indépendants.
Mohamed ElBaradei, ancien chef de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) devenu opposant, a lancé début septembre un appel au boycott des législatives, jugées selon lui jouées d'avance au profit du Parti national démocratique (PND) au pouvoir.
Sa démarche n'a pour le moment été suivie que par le petit parti Al-Ghad, dont le fondateur Ayman Nour avait mené campagne contre le président Hosni Moubarak lors des élections de 2005, et le Parti du front national, une autre petite formation.
Le parti libéral égyptien Wafd, très partagé, qui bénéficie d'une poignée de députés, a finalement opté pour la participation.
D'autres partis de l'opposition légale, à la représentation parlementaire elle aussi très limitée, ne se sont pas encore prononcés.

