"Je voudrais vous assurer que la Syrie s'est engagée, et l'est toujours, à coopérer avec l'agence", a affirmé l'ambassadeur de Syrie auprès de l'AIEA Bassam Sabbagh mercredi devant l'Assemblée générale des 151 Etats membres de l'agence à Vienne.
"La Syrie a fourni des informations à l'agence et a transmis les réponses nécessaires à toutes leurs questions et cela suffisait à vérifier la nature du site" en question, a-t-il ajouté.
Deux ans après l'ouverture d'une enquête de l'AIEA sur des soupçons de projets de construction d'un réacteur nucléaire dans le désert syrien avec l'aide de la Corée du Nord, avant que le site ne soit bombardé par les Israéliens en septembre 2007, il n'y a toujours pas de preuves tangibles.
L'AIEA pourrait demander "une inspection spéciale" en Syrie mais l'envoi d'une telle mission ne fait pas l'unanimité au sein du conseil. La dernière tentative d'envoyer une telle mission, en 1993 en Corée du Nord, a conduit l'Etat communiste à fermer ses frontières aux inspecteurs de l'agence et à développer en secret sa bombe atomique.
Damas avait accepté la venue d'inspecteurs de l'agence en 2008 mais n'a pas délivré de nouvel agrément depuis.
Selon l'agence, le site avait les caractéristiques d'une usine nucléaire et les inspecteurs y avaient trouvé des traces importantes d'uranium non naturel. Mais les Syriens n'ont pas fourni d'explications ces découvertes.
"Comme le temps passe, certaines des informations nécessaires concernant le site de Dair Alzour se détériorent, voire sont déjà totalement perdues. Après deux ans d'enquête rendus difficiles par le manque de coopération de la Syrie, il faut que Damas s'engage positivement à travailler sans délai avec l'agence sur ces questions", a noté l'AIEA dans son rapport sur la Syrie diffusé début septembre.


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