La rencontre intervient trois mois après une nouvelle série de sanctions, adoptées par le Conseil de sécurité des Nations unies contre l'Iran en vue de contraindre ce pays à la transparence sur ses activités nucléaires.
Le groupe des Six, que ses trois membres européens préfèrent appeler 3+3, est composé des cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU (Etats-Unis, Royaume-Uni, France, Chine et Russie) et de l'Allemagne.
Les Etats-Unis et les Européens continuent de soupçonner très fortement l'Iran de chercher à se doter de la bombe atomique sous couvert d'un programme nucléaire civil.
"L'Iran n'a pas levé les doutes qui pèsent sur le caractère pacifique de son programme nucléaire", a souligné mardi la chancelière allemande Angela Merkel. Et faute de se conformer aux résolutions de l'ONU, ce pays "est menacé d'isolement et de la poursuite de nouvelles sanctions", a-t-elle ajouté.
Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad, également présent à l'ONU pour l'Assemblée générale de l'institution, répète que les sanctions économiques sont sans effet sur son pays. Mais Téhéran se dit aussi prêt à une reprise rapide des négociations.
"Nous espérons qu'avec une approche juste reconnaissant le droit de la République islamique à avoir des activités pacifiques nucléaires, nous pourrons avoir dans un proche avenir des négociations" avec le groupe, a déclaré mardi Ramin Mehmanparast, le porte-parole de la diplomatie iranienne.
Bernard Kouchner, le ministre français des Affaires étrangères, s'est voulu "plutôt positif": "Je ne refuse pas de parler mais il faut que les Six soient d'accord".
Les Six devraient indiquer mercredi "qu'ils sont prêts à dialoguer de façon constructive avec l'Iran et à avoir le même genre de réunion que l'année dernière", c'est-à-dire en octobre 2009 à Genève, a aussi affirmé Philip Crowley, le porte-parole de la diplomatie américaine.
La réunion de Genève avait paru déboucher sur un accord d'échange d'uranium, avant que Téhéran ne fasse finalement marche arrière.
Mais pour la diplomatie américaine, les conditions ont depuis changé.
L'Iran a modifié les paramètres en poursuivant l'enrichissement, et toute nouvelle négociation devra donc prendre en compte ces nouvelles conditions, ont estimé mardi à Vienne des responsables américains.


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