"La capacité militaire croissante de l'Iran vise uniquement à dissuader des agresseurs éventuels, et à défendre notre pays contre les menaces de l'ennemi", a déclaré le général Hassan Firouzabadi dans un discours précédant le traditionnel défilé militaire organisé chaque année le 22 septembre.
Les Etats-Unis et Israël ont régulièrement affirmé, au cours des dernières années, ne pas exclure une frappe militaire contre l'Iran, accusé par les Occidentaux, malgré ses dénégations, de chercher à se doter de l'arme atomique sous couvert de son programme nucléaire civil.
Les dirigeants iraniens, en réponse, ont multiplié les manoeuvres militaires, les annonces de renforcement de la panoplie d'armements du pays, notamment en matière de missiles, et les déclarations affirmant que toute agression contre l'Iran entraînerait un conflit généralisé dans la région et était vouée à l'échec.
Le président Mahmoud Ahmadinejad a réaffirmé mardi à New-York, où il se trouve en marge de l'Assemblée générale de l'ONU, qu'une attaque américaine contre l'Iran entraînerait une guerre "sans limites".
Il a toutefois ajouté, lors d'une rencontre avec les responsables de médias américains, qu'il ne "pensait vraiment pas" que "quiconque attaquerait l'Iran".
Le renforcement de la puissance militaire iranienne inquiète les pays arabes du Golfe, qui ont également entrepris de renforcer leurs capacités militaires.
Washington a révélé récemment la négociation en cours avec Ryad d'un contrat d'armement de 60 milliards de dollars d'armements --le plus important jamais négocié par les Etats-Unis-- pour garantir la sécurité de l'Arabie saoudite face à l'Iran.

