"Personne en Iran ni à l'extérieur ne croit à leurs motivations politiques. C'est plus une question d'intérêts personnels ayant pris le pas sur l'intérêt national", a affirmé le porte-parole des Affaires étrangères Ramin Mehmanparast en réponse à une question lors de son point de presse hebdomadaire.
Farzad Farhangian, jusque là attaché de presse à l'ambassade d'Iran à Bruxelles, a annoncé la semaine dernière qu'il demandait l'asile à la Norvège, indiquant vouloir devenir "une voix de l'opposition".
Le numéro deux de l'ambassade d'Iran à Helsinki, Hossein Alizadeh, avait annoncé le 11 septembre qu'il demandait l'asile en Finlande, en assurant que les diplomates iraniens étaient "en majorité contre le régime".
Et en février, l'ex-consul d'Iran à Oslo, Mohammed Raza Heydari, s'était vu accorder l'asile politique en Norvège après avoir fait défection un mois plus tôt.
"Leur mission était terminée" lorsque ces diplomates ont annoncé leur décision, a dit M. Mehmanparast. "Si quelqu'un a des motivations politiques, il ne va pas rester 15 mois à recevoir un salaire" avant d'annoncer sa décision à la fin de sa mission.
Il faisait référence au temps écoulé depuis la réélection controversée du président Mahmoud Ahmadinejad en juin 2009, qui a créé une grave crise politique en Iran.
Il s'agit d'une simple affaire de "rupture administrative de contrat", a ajouté le porte-parole. Il y a eu depuis la révolution islamique de 1979 "20 cas de ce genre" sur quelque "20.000 diplomates envoyés en mission" à l'étranger.
"Ce chiffre, comparable à ce qui pourrait se produire dans n'importe quel autre pays, montre que le personnel du ministère des Affaires étrangères soutient fermement les valeurs de la République islamique", selon lui.
Un responsable parlementaire iranien avait affirmé la semaine dernière que les trois diplomates souffraient de "problèmes mentaux", et avaient "demandé l'asile afin d'avoir une excuse pour rester dans le pays de leur choix à la fin de leur mission".


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