Dans une déclaration commune, lue par l'ambassadrice de France auprès de l'agence onusienne, Florence Mangin, Berlin, Londres et Paris ont cependant appelé le régime du président Mahmoud Ahmadinejad à s'engager "en faveur du dialogue" et à "répondre à la substance de nos préoccupations d'une façon sincère".
Les trois pays ont ainsi apporté leur "soutien" au directeur général de l'Agence, le Japonais Yukiya Amano, dans le bras de fer qui l'oppose à la République islamique sur les inspecteurs depuis juin.
Comme l'Iran en a le droit, Téhéran refuse de laisser entrer sur son territoire deux inspecteurs expérimentés, les accusant d'avoir diffusé dans le passé de "fausses" informations. Yukiya Amano leur a cependant renouvelé sa confiance.
"Les autorités iraniennes tentent manifestement d'intimider l'Agence pour peser sur sa capacité à faire rapport au Conseil (des gouverneurs) et de porter atteinte à sa capacité à mettre efficacement en oeuvre le régime des garanties sur son territoire", estiment les trois pays européens dans cette déclaration dont l'AFP a obtenu une copie.
"Qu'un Etat récuse des inspecteurs parce qu'ils rapportent ce qu'ils ont vu et entendu est sans précédent", a abondé l'ambassadeur américain auprès de l'AIEA, Glyn Davies.
Les Occidentaux soupçonnent l'Iran de vouloir se doter de la bombe atomique sous couvert d'une programme nucléaire civil, ce que Téhéran dément.
Le dossier iranien est au coeur de la réunion des 35 gouverneurs de l'AIEA, entamée lundi à Vienne et qui doit se poursuivre en principe jusqu'au 17 septembre.

