M. Amano a regretté lundi le veto opposé par Téhéran à deux des inspecteurs de l'agence onusienne chargés de contrôler les installations nucléaires iraniennes.
"Les objections répétées des Iraniens à la certification d'inspecteurs ayant une connaissance des cycles de combustibles nucléaires et des sites en Iran entrave le processus d'inspection", a-t-il souligné à l'ouverture d'une réunion du conseil des gouverneurs de l'AIEA. "Si cela continue, ce sera problématique", a relevé M. Amano au cours d'une conférence de presse un peu plus tard.
"Les commentaires de M. Amano portent non seulement atteinte à sa crédibilité, mais constituent une insulte aux autres inspecteurs de l'Agence", a répondu mardi M. Salehi, cité par l'agence officielle IRNA.
"S'il a fait ces déclarations en toute connaissance de cause, c'est une grave erreur et c'est très dangereux, car cela montre qu'il est sous pression politique" des pays occidentaux qui s'opposent à la politique nucléaire de l'Iran, a estimé M. Salehi.
"Et s'il a parlé sans connaître le dossier, alors il a commis une faute et devrait prendre le temps de se mettre au courant des règles de l'Agence", a ajouté le responsable du programme nucléaire iranien, qui a rang de vice-président.
L'Iran a justifié son veto --annoncé en juin-- contre deux inspecteurs de l'AIEA en les accusant notamment d'avoir transmis de "fausses informations" sur la disparition d'un équipement sensible sur un site nucléaire de Téhéran.
L'ambassadeur iranien auprès de l'AIEA, Ali Asghar Soltanieh, avait déjà qualifié lundi de "ridicules" les affirmations de M. Amano selon lesquelles la décision de Téhéran "entrave" le travail de l'Agence onusienne, qui dispose de "plus de 150 inspecteurs" auxquels elle peut faire appel.
Il a également rappelé que l'Iran avait parfaitement le droit de prendre une telle décision aux termes de son accord avec l'AIEA.


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