Mme Clinton doit ensuite se réunir séparément dans la station balnéaire égyptienne avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas.
La deuxième session des négociations directes israélo-palestiniennes commencera en fin de matinée avec une réunion tripartite entre la responsable américaine et MM. Abbas et Netanyahu.
Il s'agira de la première rencontre entre les responsables israélien et palestinien depuis leurs entretiens le 2 septembre à Washington, qui avaient marqué la reprise du dialogue direct israélo-palestinien, interrompu au moment de l'offensive israélienne dans la bande de Gaza fin 2008.
Les négociations doivent se poursuivre mercredi à Jérusalem, où Mme Clinton est attendue mardi soir.
Les discussions reprennent dans un climat tendu par le contentieux sur la question-clé de la colonisation juive, dont le gel partiel expire le 26 septembre.
Les Israéliens ont affirmé qu'ils ne voulaient pas prolonger ce moratoire, tandis que les Palestiniens ont averti qu'ils claqueraient la porte si la construction dans les territoires occupés continuait.
Dans l'avion qui la transportait vers le Proche-Orient, Mme Clinton a répété l'appel lancé par le président Barack Obama pour une prolongation du gel de la construction des colonies.
"Nous pensons que le moratoire doit être prolongé", a-t-elle déclaré à la presse, en invitant les deux parties à des gestes réciproques pour préserver la dynamique des discussions.
En Israël, un haut responsable a affirmé mardi que M. Netanyahu "ne cherche pas à torpiller les négociations, bien au contraire".
Interrogé sur l'ordre du jour et le déroulement des discussions, il a ajouté sous le couvert de l'anonymat: "C'est Mme Clinton qui fixera tout cela".
Il a en outre affirmé que M. Netanyahu soutiendrait durant les discussions que les Palestiniens doivent reconnaître Israël en tant qu'Etat-nation du peuple juif, que des arrangements doivent garantir la sécurité d'Israël, et enfin que le futur accord de paix doit prévoir la fin des exigences palestiniennes.
Pour sa part, le principal négociateur palestinien Saëb Erakat a affirmé à la presse lundi soir qu'"Israël doit choisir entre la paix et les colonies".
"S'il choisit les colonies, cela signifiera la destruction des négociations", a-t-il poursuivi, précisant qu'il s'agissait là de la position de M. Abbas.

