"Nous avons envoyé une lettre au capitaine du Mavi Marmara via l'ambassade de Turquie en Israël", a précisé ce porte-parole, Ofer Lefler.
"Nous voudrions qu'il vienne en Israël pour témoigner", a-t-il ajouté.
Datée de lundi, la lettre est adressée à Mahmut Tural, capitaine du Mavi Marmara, à bord duquel voyageaient les neuf Turcs tués lors de l'assaut.
Le mandat de la commission présidée par le juge de la Cour suprême à la retraite Yaakov Tirkel, qui compte deux observateurs internationaux, se limite aux aspects juridiques de l'assaut au regard du droit international. Elle doit ensuite soumettre ses conclusions, ainsi que celles d'une commission militaire israélienne, à un groupe d'experts des Nations unies.
Les relations entre la Turquie et Israël, autrefois alliés stratégiques dans la région, connaissent de vives tensions depuis l'offensive israélienne de décembre 2008-janvier 2009 dans la bande de Gaza, contrôlée par le mouvement islamiste palestinien Hamas.
Elles se sont encore crispées après l'abordage sanglant du Mavi Marmara.
Pour exprimer son mécontentement, la Turquie a rappelé son ambassadeur, annulé des manoeuvres conjointes et exigé des excuses qu'Israël s'est refusé à lui présenter.
Par ailleurs, le gouvernement israélien s'est engagé à coopérer pleinement avec la commission d'enquête après que cette dernière eut reproché au Mossad, le service de sécurité extérieure israélien, de ne pas lui avoir fourni des documents réclamés.
"Tous les documents demandés au Mossad seront fournis à la commission ce soir ou demain matin" (mardi matin), a indiqué un communiqué du bureau du Premier ministre qui supervise tous les services secrets israéliens.
Le quotidien Haaretz citait, sur son site internet, une lettre de la commission Tirkel au chef du Mossad, Méir Dagan.
"Je voudrais vous informer qu'en dépit de demandes répétées effectuées par écrit le 25 août et le 6 septembre, ainsi que les conversations téléphoniques, les informations liées au siège maritime de la bande de Gaza et aux efforts accomplis pour le renforcer ne nous sont pas parvenues", était-il écrit.

