Le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas "a annoncé en toute clarté et bonne volonté qu'il était prêt à réussir ces négociations et que l'atmosphère qui régnait à Washington était différente", a déclaré Nabil Chaath, un des membres de la délégation palestinienne à Washington, où Mahmoud Abbas et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu ont officiellement repris le dialogue entre les deux camps le 2 septembre.
"Mais cette atmosphère ne voudra rien dire s'il n'y a pas de résultat", a prévenu M. Chaath lors d'une conférence de presse à Ramallah, en Cisjordanie.
M. Netanyahu a également rappelé que cette relance des pourparlers, suspendus pendant 20 mois, était une "tentative" pour réaliser un accord, dans un message aux Israéliens à l'occasion du Nouvel An juif qui débute mercredi soir.
"Je dis que c'est une tentative parce que le succès n'est pas certain. Il y a beaucoup d'obstacles. Il y a beaucoup de sceptiques et de raisons de scepticisme", a-t-il reconnu dans ces voeux diffusés pour la première fois sur le site de partage de vidéos Youtube.
Réaffirmant ses exigences de sécurité et de reconnaissance par les Palestiniens d'Israël comme "l'Etat-nation du peuple juif", il a assuré que son gouvernement engageait cette démarche "avec de bonnes intentions mais sans naïveté".
Après la cérémonie de Washington sous l'égide du président Barack Obama, les pourparlers proprement dits doivent débuter le 14 septembre à Charm el-Cheikh (Egypte) et se poursuivre le lendemain à Jérusalem, en présence de la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton et de l'émissaire américain George Mitchell.
Un autre haut responsable palestinien a jugé improbable un effondrement total des négociations, malgré les interrogations sur la prolongation par Israël du moratoire partiel sur la colonisation en Cisjordanie, qui expire le 26 septembre, sans laquelle les discussions aboutiront à une impasse, selon l'Autorité palestinienne.
"Ces négociations ont été lancées et il est impossible de s'en retirer", a-t-il affirmé sous le couvert de l'anonymat.
"Il est inimaginable que l'administration américaine appelle à des négociations directes au début du mois pour accepter qu'elles s'arrêtent à la fin du mois, cela nuirait à leur crédibilité", a-t-il souligné, estimant que Washington parviendrait à un compromis avec Israël sur la colonisation.
MM. Netanyahu et Abbas doivent se retrouver toutes les deux semaines pour aboutir en un an à un accord-cadre définissant le contenu d'un règlement final du conflit israélo-palestinien.


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