Rechercher
Rechercher

Dernières Infos

Birmanie: Ban appelle à libérer les prisonniers politiques avant le scrutin

Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, exhorte la junte militaire au pouvoir en Birmanie à libérer les prisonniers politiques avant les élections, a déclaré vendredi son porte-parole, Martin Nesirky.
Ayant "pris note" de l'annonce que les élections auront lieu le 7 novembre, M. Ban "réitère son appel aux autorités birmanes à honorer la promesse qu'elles ont faite publiquement de tenir des élections libres, équitables et sans exclusive, afin de faire avancer les perspectives de paix, de démocratie et de développement en Birmanie", a dit M. Nesirky.
"Le secrétaire général exhorte fermement les autorités à assurer que les libertés fondamentales de tous les citoyens soient respectées et à libérer sans retard tous les prisonniers politiques encore détenus, afin qu'ils puissent participer librement à la vie politique de leur pays", a-t-il ajouté.
M. Ban considère de telles mesures comme "indispensables à toute réconciliation nationale et tout processus de transition démocratique", a précisé le porte-parole.
Les généraux au pouvoir en Birmanie ont fixé au 7 novembre des élections législatives, organisées pour la première fois depuis vingt ans mais dont la communauté internationale estime déjà qu'elles seront dépourvues de toute légitimité démocratique.
Le scrutin sera marqué par l'exclusion de l'opposante et prix Nobel de la paix Aung San Suu Kyi, 65 ans, qui a passé la majeure partie des 20 dernières années en prison ou en résidence surveillée et dont le parti - la Ligue nationale pour la démocratie (LND) - a été dissous en mai pour avoir décidé de boycotter les élections.
Le dernier scrutin législatif en Birmanie remonte à 1990. La LND de Mme Suu Kyi, fondée en 1988 après un soulèvement contre la junte de l'époque, avait très largement remporté ces élections, mais les résultats n'avaient jamais été reconnus par les militaires.
Cette fois, soulignent des analystes, un quart des sièges au Parlement seront réservés aux militaires, ce qui devrait éviter à la junte actuelle du généralissime Than Shwe tout risque de revers majeur.
En mars, des lois encadrant strictement les élections ont interdit aux partis de conserver parmi leurs membres tout prisonnier politique. La LND a dû choisir entre renoncer au scrutin ou exclure Mme Suu Kyi, qui purge actuellement une énième peine d'assignation à résidence. Le parti a finalement décidé de boycotter les élections et a été dissous par le pouvoir.
Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, exhorte la junte militaire au pouvoir en Birmanie à libérer les prisonniers politiques avant les élections, a déclaré vendredi son porte-parole, Martin Nesirky.Ayant "pris note" de l'annonce que les élections auront lieu le 7 novembre, M. Ban "réitère son appel aux autorités birmanes à honorer la promesse qu'elles ont faite publiquement de tenir des élections libres, équitables et sans exclusive, afin de faire avancer les perspectives de paix, de démocratie et de développement en Birmanie", a dit M. Nesirky."Le secrétaire général exhorte fermement les autorités à assurer que les libertés fondamentales de tous les citoyens...